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Éden en blanc et noir

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Invité
MessageSujet: Éden en blanc et noir Mer 30 Juil 2014 - 12:41

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Invité
IDENTITE
NOM : Claroscuro.
PRENOM : Éden
SURNOM : Aucun.
ÂGE : 20 ans.
DATE DE NAISSANCE : 11 avril 2981.
ORIENTATION SEXUELLE : Asexuel.
CLASSE : Tempius.
STATUT : Sain.
RANG/METIER : Disciple (éventuellement Initié dans la mesure où il est au Temple depuis 5 ans et fait preuve de beaucoup de zèle dans la défense des Contaminés ?)
GROUPE SANGUIN  : O -
ARMES  : Un couteau à cran d’arrêt et sa folie.

RESUME HISTOIRE



11 mai 2990. Profitant d’un climat doux, la famille Claroscuro dîne dans son jardin. Les deux parents s’absentent le temps d’aller chercher le plat principal, laissant leurs deux fils à l’extérieur. Lorenzo Claroscuro, 21 ans, et son frère Éden s’amusent à faire une pyramide de verres quand des hurlements retentissent. Dans la cuisine éclaboussée de sang gisent deux cadavres affreusement mutilés : monsieur et madame Claroscuro viennent de se faire dévorer.

Lorenzo attrape son frère par le bras pour fuir quand une masse noire tombe du plafond. Le Contaminé est toujours là. Les deux garçons courent, dévalent l’escalier, ouvrent la porte, Éden sort mais le Contaminé saisit le bras de Lorenzo, le mord à la main. L’adolescent hurle, se retourne, poignarde son agresseur avec le couteau de cuisine dont il s’est muni, une fois, deux fois, il est libre, il prend Éden dans ses bras, il court, il court jusqu’à tomber de fatigue.

Les deux frères dorment là où ils peuvent, mangent ce qu’ils arrivent à voler ou à trouver dans les poubelles. Lorenzo défend Éden contre le reste du monde. Plus le temps passe, plus l’aîné se sent différend. Ses crises d’épilepsie, ses accès de fièvre. Cette envie de chair, cette force nouvelle. Il comprend que le virus le ronge. Il lutte. Il faiblit. Le jour où, affamé, il mord le bras de son frère endormi, il se rend compte qu’il devient dangereux. Dangereux pour Éden.

Lorenzo, portant Éden sur son dos, marche dans les rues de Paris. Sa tête lui fait mal, son ventre hurle. Il a besoin de sang. Tout de suite. Il se mord les lèvres, la douleur ne fait qu’accentuer son excitation. Il doit tenir bon. Éden a le bras bandé, il ne sait pas qui l’a mordu, Lorenzo lui as dit que c’était un autre Contaminé, mais son type sanguin le protège de la Contamination. Il conservera une cicatrice.

Lorenzo poursuit sa route. À quelques rues se trouve un orphelinat où il pourra laisser Éden avant qu’il ne soit trop tard. D’un coup, des hommes et des femmes en armure surgissent autour de lui. Une embuscade Wrist. Il panique, veut s’expliquer, Éden commence à pleurer, Lorenzo s’avance, on lui tire dans la jambe, Éden hurle de peur. Lorenzo perd la raison.

Les portes de l’orphelinat s’ouvrent en claquant. Un jeune homme couvert de sang entre en chancelant, une petite silhouette dans les bras. « Protégez-le », demande-t-il. « Protégez mon frère. Prenez soin de lui ». Il dépose la silhouette sur le sol. Il s’enfuit. On le retrouvera mort de ses blessures deux jours plus tard sans savoir que c’est lui. Défiguré, impossible à reconnaître, on l’incinère.

Éden Claroscuro a neuf ans quand son monde est détruit.

À l’orphelinat, les enfants ne lui parlent pas. Ils refusent de jouer, de manger avec lui, de l’approcher. Éden est différent. Son albinisme effraie presque plus que les circonstances de son arrivée. Comme tout enfant livré à lui-même, Éden s’invente un ami imaginaire. Il commence à parler avec un Lorenzo imaginaire. Petit à petit, il ne peut plus se passer de ces conversations secrètes avec son grand frère disparu. C’est ce qui l’aide à tenir le coup. Son pilier mental.

Éden finit par s’intégrer. Le premier choc passé et encouragés par les adultes, les autres enfants finissent par oublier ses différences. Éden se fait des amis. Il pleure moins. Il a de bonnes notes à l’école. Il s’habitue à sa nouvelle vie. Secrètement, il attend que Lorenzo revienne le chercher. Une fois qu’il se sera habitué à être un Contaminé, il reviendra et Éden vivra heureux avec lui. Trois ans passent sans le moindre problème notable.

Un jour, alors qu’Éden passe devant le bureau de la directrice, il entend son nom. Il colle son oreille à la porte : la directrice parle de lui au nouveau professeur qui est arrivé le matin même. « Ses parents sont morts et son frère a disparu dans la nature il y a des années. Il nous a été impossible jusqu’ici de trouver un autre membre de sa famille. A un moment, nous avions pensé au Vovh, à cause de leur albinisme… Dans la mesure où c’est héréditaire… Mais il semblerait que ce soit une fausse piste ». La porte s’ouvre, Éden sursaute, le nouveau professeur et la directrice le fixent, il rougit, s’enfuit, se cache dans son lit.

Le lendemain, il a cours avec le nouveau professeur, mais ni lui ni la directrice ne viennent le voir. Éden est soulagé. Mais à la fin du cours, le professeur lui demande de rester. Il ferme la porte. « Alors Éden, on écoute aux portes ? Tu sais que c’est très mal. Madame la directrice m’a demandé de te punir. Viens ici. » Éden s’approche, les yeux mouillés de larme. Le professeur lui demande de se déshabiller. Il se déshabille aussi. Il lui dit de ne pas crier. De n’en parler à personne.


Le professeur sait qu’il ne risque rien. La directrice le lui a dit : le traumatisme qu’à vécu Éden lui a laissé des séquelles sur le plan émotionnel. Il ne réagira pas. Ne dira rien. Il n’a aucune conscience de lui-même, de sa survie. La proie idéale.

Quelques semaines après ce premier abus sexuel, Éden se fait frapper par deux autres garçons parce qu’il refuse de leur laisser un puzzle. Il va pleurer dans sa chambre. Le professeur vient pour le consoler, Éden prend peur, le professeur glisse la main dans son pantalon, Éden se débat, le professeur le frappe, le menace. Cette nuit-là, Éden rêve de Lorenzo. Au milieu de la nuit, il se réveille en sursaut, une silhouette sombre est penchée sur lui, il va crier mais il le reconnaît. C’est Lorenzo. Lorenzo est revenu ! « Tu ne seras plus seul maintenant, je serai là pour te protéger. Ne parle pas de moi aux autres, je dois me cacher d’eux pour te protéger. D’accord ? ».

Éden, à douze ans trois-quarts, ne connaît pas le trouble de la personnalité multiple. Et s’il le connaissait, il refuserait de reconnaître qu’il en souffre.

Le jour de ses treize ans, Éden apprend qu’une famille a demandé à l’adopter. Avant de partir, Lorenzo le rassure : il le suivra, il trouvera un moyen de se cacher. Plus jamais ils ne seront séparés. Éden s’installe dans sa nouvelle famille. Pour la première fois, il est le centre de l’attention. Plus d’autres enfants pour distraire les adultes. Sa nouvelle maison est un petit appartement, plus petit que l’orphelinat. Éden ne sait pas s’il doit s’en réjouir ou s’en plaindre. Comme d’habitude, il ne fait ni l’un ni l’autre.

Ses nouveaux parents sont gentils mais un peu maladroits, ils ne savent pas encore ce que c’est que de vivre avec un enfant, surtout un enfant qui a vécu des choses horribles dans son passé. Parfois il y a des pleurs, des cris. Éden les effraye par moments, avec son regard éteint, son visage impassible, son absence de réactions. Un fantôme aux yeux rouges. Ils doivent prendre en compte sa peau fragile, sa mauvaise vue. Mais l’un dans l’autre les choses se mettent en place, un semblant de vie quotidienne s’installe. Alors Lorenzo revient visiter Éden.

Un an et demi plus tard, Éden se retrouve de nouveau à l’orphelinat. Ses parents ne veulent plus de lui. Ils ont peur. Disent qu’il parle seul. Relatent des accès de violence, des colères inexplicables suivies d’amnésies, pendant lesquelles Éden n’est plus lui-même. « On a l’impression d’avoir quelqu’un d’autre face à nous. Pendant ces moments, il parle parfois de lui à la troisième personne ». Éden ne s’en souvient pas. Il ne sait pas de quoi ses parents veulent parler.

Retour à la case départ.

Éden ne garde de cette année en famille qu’un jeu de tarot divinatoire, que sa « mère » lui a appris à tirer. L’orphelinat n’a pas beaucoup changé. Cette fois-ci, Éden se retrouve avec les grands. Il y a un nouveau, arrivé depuis peu. Il ne parle à personne, reste dans son coin. Éden comprend cette peur des autres. Il essaye de nouer le contact. « M’approche pas, espèce de monstre ! ». L’autre garçon lui crache des mots durs. « T’es qu’un phénomène de foire, un albinos taré. Tu devrais aller dans un asile ».

On se refait vite à la vie dans l’orphelinat. Éden a quatorze ans avant même de s’en rendre compte. Mais quelque chose ne va pas. Les gens lui parlent moins. Ses affaires commencent à disparaître. On le bouscule dans les couloirs. On murmure dans son dos, on le regarde à la dérobée, de travers. C’était déjà le cas à son retour, mais il se sent de plus en plus mis à l’écart. Au contraire, le garçon solitaire a de plus en plus d’amis. Ils forment un groupe. Un groupe qui devient visiblement hostile à Éden. Ils se liguent contre lui, « le monstre blanc », « le dingue », « le démon ». Éden ne réagit pas, mais parfois Lorenzo se manifeste et ça dérape. Et puis un jour le groupe dépasse les bornes, Lorenzo frappe. Nez cassé, griffures, yeux au beurre noir, lèvres fendues.

Éden est envoyé chez le professeur. Il s’explique, dis que c’est son frère, que ça fait quelques années déjà qu’il est revenu, qu’il se cache, qu’il a juste pris sa défense. « Arrête de mentir. Tu sais ce qui arrive aux menteurs ». Le professeur le frappe, lui attache les mains avec sa ceinture. « Non, je ne veux pas ! ». Éden ne veut pas que ça recommence. Il se débat. Le professeur se fait de plus en plus violent, de plus en plus sadique, il l’étrangle, lui arrache sa chemise, le menace d’un couteau, lui entaille la nuque et lèche son sang. Éden appelle à l’aide. « Laisse-moi la place, Éden. LAISSE-MOI M’OCCUPER DE LUI ! »

D’un coup le visage d’Éden change. Le professeur recule, surpris et inquiet. A qui est ce regard mauvais, ce rictus qui déforme le visage si harmonieux d’Éden Claroscuro ? « Tu vas payer pour tout ce que tu as fait à mon petit frère. Tu voulais te la jouer Contaminé ? Ça t’excite ? Tu vas voir ce que c’est ».

Quand Éden se réveille, il n’est plus attaché. Il sent l’odeur de la mort, du sang chaud. Il en a partout sur lui. Lorenzo est débout à côté de lui, rouge et poisseux lui aussi. Il tient un couteau. Au milieu de la salle git un pantin désarticulé, tailladé de partout. « On doit fuir, Éden ».

Les deux frères courent dans la nuit. Il pleut. La police est déjà à leur trousse, on a retrouvé le corps sans vie du professeur. Ils courent dans la forêt en direction du temple Tempius. « Eux seuls nous offriront l’asile, Éden. Déjà parce que je suis un Contaminé et qu’ils protègent les gens comme moi. Et puis souviens-toi, nous sommes albinos, comme le Vovh ! Ça jouera en notre faveur ». La pluie brouille les pistes en leur faveur. Lorenzo s’arrête. « Je protège tes arrières. Le temple ne dois pas être loin alors cours, préviens-les Tempius. Allez ! » Éden obéit, il se remet en mouvement. Il entend la voix de son frère. « Et, Éden ! Joyeux anniversaire, frérot ! ».

Alors que le tonnerre gronde, on entend tambouriner aux portes du temple. Quand on ouvre, un jeune homme aux cheveux blancs et aux yeux rouges, hagard, tâché de sang, entre en titubant et s’effondre sur le sol. « Nous demandons l’asile… S’il-vous-plaît… Asile… ». Il perd connaissance.

Cela fait cinq ans qu’Éden est devenu un Tempius en échange de la protection de la communauté, cinq ans qu’il n’a pas quitté le Temple. Bien que simple membre, il s’est fait remarquer pour la ferveur avec laquelle il défend les Contaminés, parmi lesquels il dit avoir un membre de sa famille. Son frère. Dans le secret, on a aussi parfois recourt à lui pour prédire l’avenir qu’il lirait dans les cartes. Puisqu’il est albinos, comme le Vovh, on lui prête volontiers un côté mystique, des pouvoirs magiques. Éden s’en accommode : il en retire de la sécurité, du prestige.

Son frère a préféré rester secret, tapi dans l’ombre. Il lui rend parfois visite, le suit caché, prêt à intervenir en cas de problèmes. Mais l’influence des Tempius est suffisamment importante pour qu’Éden ne soit pas inquiété. Cela fait cinq ans que Lorenzo reste caché.

Caché au fond de l’esprit malade et tourmenté d’Éden. Sans se manifester.

Pour le moment.

IRL
TON SURNOM/PRENOM : Alexandre, mais on m’appelle Samy ou Xude.
TON ÂGE : 19 ans, oui madame.
PERSO. ILLUSTRATEUR : Nagisa Kaworu de Neon Genesis Evangelion
COMMENTAIRES : Le plaisir de revoir ce forum contracte mes capillaires sanguins. Oh, ça oui.
Code de présentation : { Code validé ▬ Yeah }
Lou Meister
MessageSujet: Re: Éden en blanc et noir Sam 6 Sep 2014 - 15:58

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S T A F F
Compétences : COMBAT
Validation OK !



Je suis l'administrateur qui t'a validé : Lou Meister

Samy <3 Bon Eden a bien été refait. j'ai adoré lire ton histoire, c'"tait vraiment bien écrit et prenant. T'as pas perdu ton style et même tu l'as amélioré ! J'ai rien à redire... On avait parlé du fait qu'Eden passait pour un peu un diseur de bonne aventure donc ça c'était OK. Bravo !
Pour la question du rang, je préfère garder Eden du côté des disciples pour le moment. Les Tempius sont très pointilleux ~
D'ailleurs n'oublie pas de recenser ton rang !

Bienvenue
Bravo tu viens d'être validé(e), tu vas pouvoir commencer à RP sur le monstrueux forum DC-01. Tu vas pouvoir commencer à naviguer comme bon te semble sur le forum et surtout te faire des compagnons de fortune !

Je te souhaite toute la survie du monde face à ton futur peu sûr.
Le Staff de DC-01  Coeur

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