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Ces jours là ne reviendront plus.

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MessageSujet: Ces jours là ne reviendront plus. Lun 13 Fév 2012 - 15:00

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Souvenirs n°1
- La remise des diplômes-


- Arisato Hiyori !

Je n'ai pas pu m'empêcher de sourire. J'étais enfin devenue une Wrist à par entière ! Je m'avançais vers l'estrade pour aller récupérer mon diplôme et ma plaque de matricule officielle. Je vis non loin Minato et Ryôji, applaudir aussi. Je leur fis signe de la main, avec un grand sourire, puis me mit sur le côté, prêt des autres personnes fraichement nommées.

- Arisato Minato !

Évidemment qu'il allait être pris, je le savais depuis toujours. Mais ça ne m'a pas empêché d'applaudir comme une folle et de le féliciter. Nous avions accomplis notre rêve, et on espérait que nos parents seraient fiers de nous. Minato prit son diplôme et son matricule et se plaça prêt de moi.

- Heureuse ? chuchota-t-il.
- Évidemment ! On a réussit ! Il ne manque plus que Ryôji pour que ça soit parfait...
- On n'a pas de soucis à se faire pour lui, honnêtement. En fait, aucun de nous trois n'avait de soucis à se faire : nous sommes loin d'êtres les pire recrues cette année.
- Tout le monde n'a pas la même assurance que toi, Minato...

Mon frère sourit en coin. Même s'il semblait très confiant, je savais qu'il serait extrêmement déçu si Ryôji était refusé. Le nom "Mochizuki" était encore loin sur la liste et je m'impatientai. Plus les minutes défilaient, plus je me demandais s'il allait être prit ou non. Malgré tout, Ryôji gardait son sourire dans le rang. Lui aussi était confiant. Etait-ce un défaut ou un qualité ? Souvent, cette assurance les avait poussé à faire de nombreuses bêtises... Je n'ose même plus les compter. La dernière dont je me souvienne, c'était d'envoyer un colis de rats contaminés au Vovh. Je ne plaisante même pas... Cette histoire avait fait pas mal de bruit pendant un moment. Certains pensent même que c'est une légende urbaine. Ces rats étaient dans un des labo du QG, parmi une centaine d'autres. Les scientifiques testaient des remèdes plus ou moins efficaces pour tenter de trouver quelque chose contre le DC-01. Ils ont réussie à en subtiliser une dizaine et ont directement déposés le colis devant le Temple, à l'adresse du Vovh. Tsss.

- Mochizuki Ryôji !


Ah ! Enfin !

- Qu'est-ce que je te disais... Les Wrists ont de plus en plus de mal à trouver des recrues. Il n'y aucun doute que nous sommes les meilleurs cette année.
- Mais quelle modestie...

Il n'avait pas tort cela dit. De moins de personnes se faisaient Wrists en ce moment. En revanche, le nombre de Contaminés, lui croît constamment. Malheureusement, il n'est pas donné à tout le monde d'accéder à ce rang. Le seul fait de devoir être de type sanguin 0 négatif limitait déjà énormément les possibilités. Si, en plus, il fallait compter les compétences en combat nécessaire et la rigueur du travail, il ne restait que très peu de monde. Nous n'étions qu'une vingtaine cette année. Ryôji se leva et nous rejoignit après avoir récupéré son diplôme et son matricule. Il claqua la main de Minato.

- Nous voilà tous les trois, finalement. Maintenant, il n'y a plus qu'à partir !

- Quoi ?! Mais la cérémonie n'est pas encore terminée ! Il reste encore des gens et...
- Ne discute pas Hiyori, on se tire, on s'ennuie trop et il reste que 5 personnes... Ryôji, on fait comme on a dit ?
- Compte sur moi !

Sur ce, Ryôji sortit une un briquet. Il recula un peu et mit le feu au rideau, qui s'enflammait petit à petit. Je soupirai.

- Nooon, pas le coup du rideau... La dernière fois que vous avez fait ça, la salle a été inutilisable pendant 3 mois !
- Quelle importance, puisque la prochaine cérémonie n'aura lieu que l'an prochain... Allez, on s'en va !

Sur ce, Minato et Ryôji hurlèrent au feu. La panique prit place et les gens commencèrent à courir un peu partout. Ryôji me prit par la main et on s'est mis à courrir le plus vite possible avec mon frère. Une fois hors du QG, ils éclatèrent de rire. Même si je ne le montrai pas, ça m'amusait beaucoup moi aussi. Je n'aurai échangé ma place pour rien au monde. Ryôji reprit un peu son sérieux et dit :

- Hey, puisque ce jour est si "mémorable", prenons une photo souvenir.
- Hors de question. C'est trop ... banal.
- Dis plutôt directement que tu n'aimes pas les photos, Minato... Ryôji, t'as un appareil au moins ?
- Tu me prends pour qui ? Bien sûr que non. Mais j'ai mon portable, c'est la même chose, dit-il en haussant les épaules. Puis il aperçut une jeune fille qui passait prêt de là. Mademoiselle ! Mademoiselle, vous a-t-on déjà dit à quel point vos yeux étaient magnifiques ? Pardonnez-moi de ne pas pouvoir continuer à les contempler, mais pourriez vous nous prendre en photo s'il vous plait ? Nous sommes devenus des Wrists aujourd'hui et on aimerait marquer l'évènement !

Minato soupira. La demoiselle était un peu confuse, mais charmée. Ryôji était beau, ça je l'admettais. Il était aussi particulièrement dragueur, ce qui avait le don de m'agacer. Il n'a jamais eut de relation sérieuse, il était simplement gentil avec toutes les filles qu'ils voyaient, et celles-ci se sentaient tout de suite valorisées et en souhaitaient plus. Mais Ryôji n'a jamais voulu plus jusque là. Il se contentait de dire que son coeur ne devait pas n'appartenir qu'à une fille, mais à toutes les filles. Allez savoir pourquoi, cela faisait qu'elles l'aimaient encore plus. C'est tellement prise de tête les femmes... Même elle devait l'admettre.

- Vous êtes des Wrists ? C'est fantastique ! Paris en a bien besoin en ce moment, minauda-t-elle. Donne moi ton téléphone !
- Merci bien, belle demoiselle !

Sur ce, il se plaça entre Minato et moi. Minato essayait déjà de sortir du champ de vision du téléphone, mais il le rattrapa par l'épaule avant que je n'ai pu le faire.

Spoiler:
 

- Mec... Tu pourrais sourire un minimum... Ton rêve s'est réalisé !
- Ce n'est pas parce que je ne souris pas que je ne suis pas content. Allons manger maintenant, j'ai faim...
- Laisse tomber Ryôji... Tu sais aussi bien que moi qu'il est peut-être le plus heureux d'entre nous. Allons au resto ! C'est moi qui paye.
- Hors de question. On ne fait pas payer les demoiselles. C'est ton frère qui paye.
- Hey !
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MessageSujet: Re: Ces jours là ne reviendront plus. Sam 18 Fév 2012 - 0:05

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Souvenirs n°2
- Une mauvaise nouvelle -

Après deux ans de service, le "patron" a décidé qu'il était temps pour nous de former les nouvelles recrues. D'habitude, ce sont ceux qui ont au moins effectués 5 ans de services qui forment une équipe de jeunes. Mais vu l'augmentation des missions et le peu de gens qui sont rentrés cette année, ils ont jugé que des Wrists plus jeunes pourraient gérer un disciple. Minato et Hiyori devaient donc former deux jeunes Wrists parmi ceux de cette année. Moi, on m'avait...réservé d'autres projets. J'avais déjà annoncé la nouvelle à Minato, qui a réagit... plutôt comme je l'attendais ! Mais il me restait encore Hiyori à prévenir, et ça, je le sentais déjà moins bien... Enfin, advienne que pourra ! De toute façon, ma décision était déjà prise, elle aurait beau dire ce qu'elle voudra, ça ne changera rien ! Minato n'avait rien dit. Mais je crois que ce qu'il a fait a effrayé son apprenti plus qu'autre chose... Le pauvre. Un certain Jared. Il était tellement choqué qu'il n'a pas osé bouger d'un millimètre... Mais bon ! Ça lui passera. Le plus gros à venir était là... On m'a dit qu'elle était dans la salle de remise des diplômes qu'on avait incendié la dernière fois. Elle tenait à accueillir sa disciple "comme il se doit"... Un peu trop sérieux tout ça ! Toujours est-il qu'on m'a dit que le disciple en question était une demoiselle, et il me tardait de la rencontrer !

Contrairement à ce qu'on pourrait croire, je ne cherche pas à séduire qui que ce soir. Ca me fait seulement plaisir d'être poli. Mais allez savoir pourquoi, les gens ont commencer à appeler ça du flirt, et ce petit jeu m'amusait, je dois l'avouer ! Malgré tout, ça n'est jamais aller plus loin que ça. Eh oui ! C'est malheureux pour elles, mais Ryôji Mochizuki ne veut pas donner son coeur qu'à une femme, mais toutes les femmes !... Mensonge évidemment. Mais qui le sait ? Personne, exactement. Et c'est tout ce qui comptait !

J'étais arrivé devant la grande salle, espérant tomber dans un bon moment. J’entrouvris légèrement la porte en entendit Hiyori :

- Quels sont tes points forts ? Tes points faibles ? Tes...

Bingo.

- Tes heures de libres ? Bonjouuuuuuur mademoiselle ! Je me nomme Ryôji, mais vous pouvez m'appelez...

- IMBECILE !

- ... J'allais dire Ryôji, mais on m'appelle aussi souvent comme cela !

- Sors d'ici... Je suis occupée !

- Occupée, occupée... Tu la martyrises plus qu'autre chose la pauvre, regarde, on dirait un petit lapin face à un aigle...

C'était pas faux ! Le jeune fille me regardait avec des yeux gros comme une soucoupe. Et je ne peux que la comprendre ! Se retrouver en quelques secondes face à mon charisme légendaire... Ah. Il y a quelque chose chez cette fille qui attire mon attention. Oui, je crois bien que ce sont ses yeux. Ils leurs ressemblent.

- Au fait, qui est donc cette charmante demoiselle ?

- Je m'appelle Cash. Cash Ethel Black. Et si ça ne vous dérange pas j'aimerai bien continuer mon entretiens...

Ouh. C'était dur à entendre ! Ce n'était pas souvent qu'on me rejetait aussi froidement. Je veux dire, regardez moi enfin ! Je suis l'incarnation d'Adonis, que dis-je, la personnification même du charisme ! Mais bref ! J'en oubliais presque pourquoi j'étais venu ...

- Pas de problème ! Mais je dois lui parler d'abord, si tu le permets.

Cash lança un regard à Hiyori. Manifestement, elle était perplexe. Peut-être parce que j'avais légèrement changé d'expression. Le sujet qu'on allait aborder était délicat... Je pouvais pas me permettre de faire le pitre. Hiyori sembla hésiter. Mais lorsqu'elle vit mon regard, elle comprit que j'étais on ne peut plus sérieux.

- D'accord. Reste ici Cash, je reviens.

Elle hocha la tête. Au moins, elle était docile. Je me souviens de notre mentor, on lui avait fait la misère... Il était toujours en train de courir derrière nous à nous surveiller ! Il était loin d'être mauvais, mais il ne nous a pas appris grand chose non plus. C'était plus un pote qu'autre chose au final ! Aujourd'hui il est tellement occupé avec les Contaminés qu'on le croise rarement au QG. C'est triste, mais c'est comme ça ! Par contre, nous trois, on se voyait très souvent. C'est inévitable quand on est voisin évidemment, mais c'est surtout qu'on n'hésitait pas à prendre du retard sur nos missions pour se voir. Même si on se faisait engueuler par le grand patron, on s'en foutait pas mal ! Nous étions peut-être des Wrists, mais avant tout des amis. Même plus que ça.

Hiyori s'avança vers la sortie. Je la suivis lentement. C'était difficile à aborder et si je ne le faisais pas correctement, ça pourrait la blesser. Autant gagner quelques secondes pour y réfléchir. Une fois hors de la salle, elle se retourna puis ouvrit la bouche pour parler. Elle s'interrompit toute seule en me regardant.

- Ah, mais... C'est quoi cette marque sur ton visage ?!

- Oh, ben, ça c'est un cadeau de ton frère... Ca faisait longtemps qu'il m'avait pas frappé, le sale type !

- Vous vous êtes disputés ? Pourquoi ?

Elle avait l'air alarmé. C'est vrai que Minato et moi on s'entendait comme de vrais frères et qu'on se disputait seulement amicalement. Est-ce qu'on pouvait réellement appeler ça une dispute ...? Le seul en colère était lui. Je m'attendais à ce qu'il me frappe, de toute manière... Mais même si je m'y étais préparé, ça m'a fait beaucoup plus mal que ce que je croyais... Mais, connaissant Hiyori, ça risquait probablement de faire encore plus mal si elle, me frappait...

- Justement... Il faut qu'on en parle.

- Tu ne ferais pas ça... Hein ?!
- Si je ne le fais pas, qui le fera ?
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MessageSujet: Re: Ces jours là ne reviendront plus. Jeu 29 Mar 2012 - 21:50

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Souvenir n°3
- Enfoirés de scientifiques -


J'étais assis dans le couloir du laboratoire, le regard neutre, essayant de garder mon calme. Hiyori, elle, marchait de long en large, nerveuse. C'était compréhensible. Ryôji avait été choisit pour se faire implanter des gènes qui n'ont été créé à partir de produits purement chimiques. Autrement dit, des gènes qui ne proviennent d'aucun animal. Comme le scientifique qui l'a créé ignorait lui-même comment la "transformation" se passerait, il a choisit de tester son expérience sur une personne qui saurait résister aux potentiels effets secondaires du virus, quelqu'un qui saurait se contenir, même si les gènes lui faisaient perdre contrôle. Cette personne, c'était Ryôji. Il aurait put refusé ce con.Mais non, il a fallut qu'il joue les héros martyr et qu'il se porte volontaire...

Cette expérience est strictement confidentielle. Les seuls personnes au courant sont le scientifique en question, le Grand Patron des Wrists qui a donné son accord, Ryôji, Hiyori et moi-même. A la base, ma soeur et moi n'aurions jamais dû être au courant de ça. Mais le scientifique -je n'arrive pas à me souvenir de son nom- a insisté pour demander l'aide de deux personnes afin de maîtriser sa "chimère" au cas où elle deviendrait agressive. Il était évidemment hors de question que d'autres personnes que nous s'en charge. Personne ne lui ferait du mal. Chimère ou pas. Une chimère bordel ! Les putins d'Olokoges qui ont lancé cette idée devraient être tué ! Surtout ceux qui transforment les gens sans leur accord... Le Grand Patron est le pire de tous. Il autorise des centaines d'expériences de ce type, soit disant dans le but de protéger tout le monde des Contaminés. Je conçois qu'on ait besoin de quelque chose de plus puissant pour lutter contre eux. Mais il est hors de question de transformer les gens en quelque chose d'inhumain... D'autant plus que la plupart des Chimères finissent par mourir au cours de leur transformation ou se suicider. Les seuls scientifiques dont on ait réellement besoin sont ceux qui contribuent à la recherche d'un remède contre le DC-01, et les ingénieurs en armements.

Les mains toujours dans les poches, je serrai les poings. On allait transformer Ryôji. Il risquait de changer complètement. De mourrir. Et ça me faisait vraiment chier. De voir Hiyori bouger partout n'aidait pas. Je me levais et la prit pas les épaules alors qu'elle allait faire un autre aller-retour.

- Arrête. Ca va bien se passer.

Elle me regardait droit dans les yeux. N'importe qui pouvait dire qu'elle était inquiète.

- Tu dis ça, mais je sais que toi aussi tu sais ce qu'il pourrait se passer...

- ... N'envisageons pas déjà le pire des cas. Ryôji est une tête brûlée. Gènes ou pas, il risque pas de se laisser contrôler. Surtout si on est dans les parages...

C'était vrai. Mais surtout parce que elle était dans les parages. Je ne suis pas aveugle. J'ai bien vu qu'ils étaient plus que meilleurs amis. Ca a commencé il y a quoi... 3 ans ? Ils l'étaient peut-être déjà avant, mais ce n'est que récemment qu'ils savent que c'est plus qu'une amourette de gosses. Au début, ça m'a pas particulièrement fait plaisir... Pas que je déteste Ryôji, au contraire. Mais j'imagine que c'est ma position de grand frère qui fait que je me sentais irrité par cette idée. Bah, après au bout d'un moment on s'y fait. Aucun des deux ne m'en a jamais parlé, mais je n'attendais que ça. Que ça soit Hiyori ou Ryôji. Evidemment, il a fallut qu'on se retrouve dans la merde avec cette expérience à la con.

Des bruits de pas se firent entendre. Ryôji était arrivé. Il avait encore la joue légèrement gonflé. Je ne m'étais pas retenu... Quand il m'a dit qu'il avait accepté de devenir une espèce de Chimère, je l'ai frappé sans m'en rendre compte... C'était tellement rageant et con. Il n'avait même pas répliqué et il est sortie en s'excusant. Je n'avais rien dis non plus. J'aurai hurlé et fait un scandale. Mais je devais me retenir, puisque mon "disciple" était dans la salle d'à côté. Et que c'était censé resté confidentiel. Ryôji ouvrit grand les bras, sourire au lèvres.

- Yo ! Merci d'être venu pour le spectacle de ce soir, mesdames et messieurs !

Je crois que si l'on pouvait tuer avec les yeux, il serait déjà mort sur place. C'était absolument pas le moment de plaisanter...

- Avec en vedette la magnifique, le sublime, le charismatique, le tout-puissant Ryôji Mochizu... Ok. Vous devriez voir vos têtes ! C'est dans ces moments là qu'on voit que vous êtes frère et soeur.

- C'est pas le moment de faire de l'humour...

- T'inquiète. Tout ira bien ! J'aurai jamais accepté si j'étais pas sûr de m'en sortir.

- Arrête. On sait très bien ce que tu penses des Chimères. Quelqu'un t'as forcé, c'est ça ? Le scientifique ? Le Grand Patron ? Parce que tu sais on peut encore...

- Hiyori, stop ! Personne ne m'y oblige... C'est juste que je pense que je serai plus utile une fois... Enfin, tu vois. C'est pas si terrible que ça... Et puis, je resterai toujours moi-même !

- Exact. Ne vous inquiètez pas pour votre camarade. Je m'assurerai que rien ne lui arrive ! Maintenant, Monsieur Mochizuki, si nous pouvions commencer...

Le scientifique était arrivé, sourire aux lèvres. Le genre de sourire qui donne des envies de meurtres. Enfoirés de scientifiques. Je lançais un regard à Ryôji : son expression devint plus sérieuse l'espace d'un instant. Hiyori l'implora du regard, insistante. Elle ne voulait probablement pas parler en précense du type en blouse blanche. Ryôji se contenta de sourire faiblement en tapotant doucement la tête de ma soeur. Quand elle était petite, c'était comme ça qu'on faisait pour la calmer, la consoler. Elle baissa les yeux, impuissante, pendant que Ryôji pénétrait dans la salle d'opération, suivit par le scientifique. La lourde porte d'acier se referma derrière eux. Tout ce que nous pouvions faire, c'est attendre. Et espérer.

Au bout de dix longues minutes, des cris se firent entendrent dans la salle. D'un bond, je m'étais redressé et défonça la porte, Messiah en main. C'est là que nous l'avions vu. C'était une chose immense, noire, qui avait vaguement une apparence humaine. Deux bras, deux jambes. Je n'étais pas sûre qu'il ait ce qu'on pourrait qualifier de visage, si ce n'est une espèce de masque métallique aux dents acérés. Il était en train de tordre le cou du scientifique, dans un bruit sec. Le corps inerte tomba à terre. La créature en profita pour le piétiner d'une force ahurissante. C'était Ryôji ? A ce moment là, je n'en étais pas sûr. Hiyori était pétrifiée. La chose se tourna vers nous. Il fallait agir vite. J'ordonnai à Hiyori de bloquer la porte avant que d'autres Wrists ne rappliquent. Elle s'exécuta rapidement. Je gardais mon pistolet pointé sur "Ryôji". Je ne savais pas s'il était conscient. Mais il fallait absolument trouver un moyen de le sauver. Tant qu'il était encore temps.



- C... C'est Ryôji...?
- Je ne sais pas. Mais il n'y a qu'un moyen de vérifier.
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MessageSujet: Re: Ces jours là ne reviendront plus. Dim 29 Avr 2012 - 17:31

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Souvenirs n°4
-Soulagement...?-



Mes doigts tremblaient légèrement en bloquant la porte en acier. Les Wrists n'allaient pas tarder à arriver, et s'ils le voyait ainsi, ils risqueraient de le tuer, ou de se faire tuer... L'odeur de sang emplit la salle d'opération. Je regardais à nouveau la créature. C'était difficile à croire, mais il fallait se rendre à l'évidence : c'était Ryôji. Qu'est-ce que ce scientifique lui a fait ?! Physiquement, il ne restait rien, absolument rien de lui... Qu'en était-il mentalement ? Est-ce qu'il nous avait oublié ? Minato a raison, il n'y a qu'une seule façon de le savoir...

- Hiyori... Tu dois me faire confiance.

Je hochais la tête. Lentement, je posais mon pistolet sur le palier le plus proche, sans quitter Ryôji des yeux. Il ne me fixait pas. Il regardait Minato, qui avait toujours gardé son pistolet. Il s'oserait pas l'attaquer... Si ?

- Minato... Lâche ton arme !

- Non. Pas tant que je ne serai pas sûr que ça soit encore Ryôji.

Je baissais les yeux... Je savais qu'il avait raison, mais s'il restait encore une part de Ryôji dans cette Chimère, il serait profondément blesser de voir Minato pointer une arme sur lui. Lentement, la masse noire se redressa de toute sa hauteur. Elle devait largement faire 3 mètres... Elle s'avança peu à peu vers Minato, en trainant, produisant un son métallique à chaque pas. Mon frère restait de marbre et maintenait son regard, le pistolet toujours braqué sur Ryôji. Je ne savais pas trop comment réagir... Je n'osais pas m'approcher d'eux, au risque de déclencher quelque chose de dangereux.

Pendant un long moment, ils continuèrent à se fixer. Je retenais mon souffle. Ils faisaient de la télépathie ou quoi ? La situation commençait à m'agacer, mais je n'osais toujours pas faire un mouvement. Enfin, Minato commença à abaisser lentement son pistolet... Quand soudain un bruit sourd retentit derrière moi.

- Qu'est-ce qui se passe là-dedans ?! Ouvrez ! C'est un ordre !

Oh non...Bon. Du calme... Premièrement, trouver un moyen de retarder les Wrists le plus possible... Y a pas trente-six mille solutions. Tout en poussant le plus de table et d'étagères possible, je répliquais qu'on maitrisait la situation et qu'ils pouvaient partir. Mais un cri inhumain me crispa pendant que je déplaçais une énième table. Je me retournais, effarée. C'était Ryôji, il se tenait la tête, s'enfonçant les griffes dans le crâne. Minato en lâcha son arme et tenta de le calmer, mais Ryôji le repoussa violemment et l'envoya valdinguer à l'autre bout de la pièce. Je me précipitais vers mon frère, qui toussa violemment après avoir percuté le mur. A genoux, j'essayais de l'aider à se relever, quand une explosion se fit vers la porte. Scandaleux... Ils faisaient exprès ou quoi ?! Est-ce que ça valait la peine d'utiliser des bombes plasma pour ça ?!

Un nouveau hurlement se fit entendre, très vite couvert par le bruit des balles. Ryôji ... se faisait tirer dessus.

- Arrêtez ! Ce n'est pas un monstre !

Je m'étais relevée et me mit entre Ryôji et les Wrists, tentant de servir de bouclier humain. Une balle. Deux balles. Trois balles me traversèrent. Une dans l'épaule, l'autre dans la jambe et la dernière au ventre. Celle-ci était négligeable, vu qu'on portait toujours un gilet pare-balle sous notre uniforme, et l'adrénaline me fit oublier les deux autres. Mais je finirais bien par mourir si ça continuait...

- Ca suffit maintenant !

Minato s'était emparé de son arme et menaça les Wrists. Ceux-ci cessèrent enfin les coups de feux. Je tentais de stopper l'hémorragie de mon épaule avec ma main droite, en serrant les dents, et me retournais vers Ryôji. Il se tenait toujours la tête, mais ne hurlait plus. Il poussait des râles à intervalles réguliers, comme s'il agonisait. A ce moment là, mon cerveau était complètement brouillé. J'entendais vaguement mon frère parler derrière moi, sans comprendre ce qu'il disait.

Je ne réfléchissais plus trop correctement... Je serai incapable de répéter ce que j'ai dis, mais apparemment, ça a put calmer Ryôji, et c'est ce qui comptait. Sous sa forme, il se tourna vers moi. Son visage ne présentait aucune expression, pourtant je pouvais sentir qu'il souriait. Je crois me souvenir qu'ensuite je me suis évanouie, car je m'étais réveillée dans une chambre du quartier Wrist, blessures bandées.




- Ca va aller. Je suis là. On est là...



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MessageSujet: Re: Ces jours là ne reviendront plus. Dim 29 Avr 2012 - 19:22

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Souvenirs n°5
- Un monstre... -




J'étais enfermé dans une cellule immense. En même temps vu ma taille... Ma taille. Mon visage. Mon corps. Mes jambes... J'étais quoi ? Je n'avais gardé d'humain que mon cerveau. A choisir j'aurais préféré garder mon magnifique corps !... Bon, un peu de sérieux. J'avais toujours mon sens de l'humour, c'était déjà ça. Réfléchis. Je suis rentré dans la salle. Ce scientifique à la con avait mit un dispositif pour me maintenir en place contre ma chaise. Il m'a piqué avec sa seringue... Après, le noir total. Jusqu'à ce que j'entende sa voix. Bien qu'elle me souriait, je devinais qu'elle avait eut peur. En plus elle avait reçu plusieurs balles dans le corps. Elle n'a pas mit longtemps à s'évanouir à cause de l'hémorragie. Vu qu'elle était en face de moi, j'ai pu la réceptionner avant qu'elle ne tombe à côté du scientifique que j'ai tué... Que j'ai tué. Pourquoi j'avais fais ça déjà ?...

Ah ouais... Il avait déblatéré des trucs bizarres, comme quoi j'étais sa chimère, que je l'aiderai à conquérir le monde... Encore un taré. Et il avait dit que les effets seraient réversibles... Ben faut croire que non. Et quoi maintenant ? Je vais rester comme ça toute ma vie ? Tu parles... Ils vont me tuer... C'est pour ça qu'ils m'ont enfermés ici...

Quelqu'un s'arrêta devant ma cellule blindée. C'était Minato. Des millions de questions se bousculèrent dans ma tête, mais j'étais incapable de parler. Tout ce qui sortait de ma bouche étaient d'affreux grognements. Je me dirigeais quand même vers lui, dans l'espoir qu'il comprenne.

- Hiyori va bien. Elle se repose. Moi aussi ça va, pas la peine de t'inquièter pour nous. C'est pour toi que tu devrais t’inquiéter...

- ...

Ils allaient bien, tant mieux... J'ose même pas imaginer ce qui se serait passer si je n'avais pas réussie à me contrôler...

- Sous ta forme actuelle, le Conseil Général refuse de te faire sortir. Après l'accident, on a effacé la mémoire des Wrists présents pendant l'accident. Les seules personnes au courant sont les personnes importantes du QG, Hiyori, toi et moi. On a aussi prit soin d'effacer toutes traces du scientifique. Officiellement, il est mort à cause de la morsure d'un de ses rats. Aucun proche depuis qu'il a été embauché. Peu sociable. Ca n'a pas fait énormément de bruits.


- ...

- Je suis désolé, en attendant qu'on trouve un accord, tu ne seras pas capable de sortir d'ici. Ils disent que c'est trop dangereux.

- ...

Il était sincère. Je savais qu'il avait fais de son mieux pour trouver un terrain d'entente et me sortir de ce trou. Mais même moi, j'avais perdu espoir... Je pouvais même pas le remercier, je pouvais même pas parler. Je veux mourir. Tuer moi. Je préfère ça plutôt que de rester un monstre toute ma vie, incompris, enfermé dans une cage.

- Ryôji !


Une tornade brune déferla dans la salle. Hiyori était en blouse d'hôpital, un bandage au bras, haletante. Minato soupira et réceptionna sa soeur avant qu'elle ne glisse par terre. Courir pieds nus sur du carrelage nettoyé chaques jours, c'est pas très pratique en même temps.

- T'as pas pu t'en empêcher hein ? J'avais pourtant dis à Jared de veiller à c'que tu sortes pas de ta chambre.

- Tu parles du type qui s'est endormie devant ma porte ?

La tempe de Minato battait dangereusement. Ouh. Je n'aurais pas aimé être à la place de Jared... Je me souvenais encore du coup de poing que Minato m'avait foutu.

- Mais on s'en fiche ! Ryôji ! Comment tu vas ?!

J'émis un léger grognement. Je pouvais pas faire grand chose à part ça... Ca me faisait plaisir de la voir. Et elle était trop mignonne, avec ses cheveux en bataille, en train de se chamailler avec son frère, qui lui expliquait la situation. Est-ce qu'ils essayaient de me remonter le moral en se comportant comme si de rien n'était ? En tout cas, ça marchait... Si seulement je pouvais les remercier... Une dernière fois...

- C'est idiot ! Il doit bien y avoir un moyen de le faire sortir de là... Tu as essayé de reprendre ta forme humaine Ryôji ? Comme... Je sais pas... Sailor Moon !

- Ne soit pas idiote. Il l'aurait déjà fais s'il le pouvait... Et puis pourquoi Sailor Moon ?!

Ben maintenant que j'y repensais... Non, ça ne m'a pas traversé l'esprit... Mais je fais comment moi ? Je prie Dieu ? J'me concentre genre sérénité du Bouddha ? Je crie une sorte de formule magique qui me viendra sur le bout de la langue comme par magie ? Ouais, ben essayons déjà de me concentrer sur comment j'étais sous ma forme humaine... Hmm, oui, mon corps parfait ! Mes cheveux d'ébènes, ma gueule d'ange, mon torse musclé, mes longues jambes élancées et...

- ... puisque j'te dis que Card Captor Sakura c'est PAS une Magical Girl ! Att...

- ... Ryôji... Il t'arrive quoi là ? T'as mal ?!

- Répond ! Dis quelque chose !

Je me sentais bizarre. Je sentais que mon corps changeait, mais je serais incapable de dire comment ça se produisait. Ca a dut prendre quoi... Une bonne minute ? Et ça faisait un maaaal de chien, atroce, comme si mes os bougeaient dans tout les sens en prenant soin d'écorcher ma peau... Mon sang aussi, on aurait dit qu'il passait partout à toute vitesse, dans mon dos, dans mon crâne, dans mon ventre... C'était insupportable... Quand enfin, je sentis mon corps redevenir normal, j'ouvris les yeux, transpirant.

- ... quelque chose...

Je pouvais parler ! Je me touchais le visage, regardais mes mains, et me tâtais le torse, je sautais sur place tellement j'étais heureux. J'avais repris forme humaine !

- Minato ! Hiyori ! Regardez ! Je suis redevenu ... Ben quoi ?

Hiyori était devenue écarlate et Minato s'empressa de lui couvrir les yeux avec sa main. Lui même regardait le coin du plafond, irrité. J'avais pas capté tout de suite que... J'avais repris ma forme humaine ouais, mais j'étais à poil. Putin, j'avais pas pensé à visualiser mes vêtements... Est-ce que ça aurait marché de toute manière ? En tout cas, le principal, c'était que je pourrais sûrement sortir d'ici maintenant.



- Mais couvre-toi un peu bordel !
- Minato enfin, ce n'est pas comme si c'était la première fois que tu me voyais nu...
- Ne dis pas ce genre de chose devant ma soeur !
- Sc...Scandaleux...




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Ces jours là ne reviendront plus.

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