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Vivaldi Ventus...

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Invité
MessageSujet: Vivaldi Ventus... Dim 12 Fév 2012 - 22:39

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Invité
Bonjour, jeune personne ! Mon nom est Vivaldi Ventus, mais on m'a toujours appelé Ventus. J'ai pour le moment passé 28 ans ans sur Terre… Cela est fort long ! Je suis né le 29 février et je suis depuis ce jour bisexuel. Pour terminer, je fais partie des Ölokoges et je suis une personne saine qui peuple Paris en tant que Scientifique. Ah! Et mon groupe sanguin est B+, n’est-ce pas électrisant ?

VOTRE HISTOIRE


-GRAINE-L'histoire, c'est un conte de faits...


« Bonjour, je vous attendais. Vous êtes ponctuel, félicitations ! Ce n’est pas mon cas… Entrez et prenez un siège, je vous en prie ! Je vais me préparer un thé et je vous rejoint. Vous en voulez une tasse ? Ou autre chose, peut-être ? J’ai du jus de pomme, de la bière et une bonne bouteille de vin rouge. Un café ? Bien sûr, bien sûr, j’ai cela. Mettez-vous à l’aise, j’arrive. Auriez-vous l’amabilité de lancer le disque près de vous ? Celui de Janáček. Merci, vous êtes charmant. Vous verrez, c’est un compositeur tout à fait électrisant. Ah, un de mes grands regrets est de ne pas savoir jouer d’un instrument… Ça et l’impossibilité de voyager.

Voilà votre café, il y a du sucre dans ce bol-ci et du lait dans l’autre. Pardon ? Si vous me réveillez ? Oh, non ! Je sais que ma vie dissolue est connue partout mais exceptionnellement j’ai dormi à des horaires orthodoxes. Mon air assoupi est tout à fait normal, ne vous en faites pas. Alors comme ça vous êtes chargé de m’interviewer sur mon histoire pour compléter les archives Ölokoges ? C’est électrisant ! Non, ne vous en faites pas, ça ne me gêne pas, je n’ai rien à cacher. Par contre, baissez un peu le son, sinon vous n’entendrez rien. »


-JEUNE POUSSE-L’enfance est ce que le monde abandonne pour continuer d’être monde.


« Je suis né le 29 février 2972 au 9 rue des Thermopyles dans le Quartier de Plaisance du 14ème arrondissement. Thermopyles ? Ça s’écrit ainsi : T-h-e-r-m-o-p-y-l-e-s. Vous l’avez ? Parfait. Donc… L’an 2972, c’était 6 ans après l’inauguration du quartier général des Wrists, dont faisait partie ma mère (mon père était simple Citoyen) et elle avait achetée cette petite maison pour fêter l’événement. La rue des Thermopyles est totalement détruite à présent, mais je me souviens encore des gros pavés au sol, uniques dans Paris, des petites maisons couvertes de glycine… L’accouchement s’est déroulé si rapidement que j’ai vu le jour dans l’entrée et l’infirmière est arrivée juste à temps pour couper le cordon ombilical et procéder à mes premières ablutions. Mamma et moi avons été transférés très vite à l’hôpital Notre-Dame-de-Bon-Secours mais tout c’était bien passé. Cet hôpital est resté debout mais je crois bien qu’il s’agit d’un vrai nid à Chimères et à Contaminés, tout comme Sainte-Anne… C’est fort dommage.

Bien que de descendance italienne, ma famille était française depuis au moins trois générations. Certains de mes cousins vivent, ou vivaient, à Firenze… Je regrette de ne pas avoir de nouvelles de l’Italie. Enfin… Je suis le premier et le dernier enfant qu’eurent mes parents. Leurs noms ? Suzie Amégankpoé et Dante Ventus. Tous deux furent très surpris de mon albinisme, cas qu’ils pensaient inexistant parmi leurs ancêtres. Mais ma maladie causa moins de tristesse que mon groupe sanguin, B+, car mes parents souhaitaient de tout cœur que je sois immunisé contre le DC-01. Un docteur les renseigna longuement sur ma tare et je dois dire qu’ils furent des parents merveilleux : ils installèrent des filtres aux fenêtres pour me protéger des ultra-violets, s’arrangèrent pour que je sorte le moins possible, plantèrent de nombreux arbres pour ombrager notre jardin… Comme je risquais de m’ennuyer, nos voisins me présentèrent leur fille Héloïse, qui avait le même âge que moi. Si le destin l’avait voulu, nous aurions été plus que des amis…

Je regrette profondément qu’Héloïse ne soit plus là. C’était une petite fille brillante, très en avance pour son âge, d’une délicate beauté et d’une extraordinaire sympathie. Elle était vraiment électrisante ! Jamais elle n’eut peur de moi et de mon handicap, jamais elle ne se moqua. Elle se comporta avec moi comme elle le ferait avec une personne normale, mais très vite notre relation devint très fraternelle ; nous nous adorions vraiment.

Je dois dire que ma vie se déroula sans trop d’accrocs durant dix paisibles années, une véritable enfance dorée, ce qui est rare. J’ose dire que j’ai de la chance d’avoir été préservé de l’horreur du monde au profit de la beauté et du savoir. J’avais quatre ans lors de la fondation du groupe Ölokoge et huit quand les Katars agirent pour les premières fois, inquiétant grandement ma mère et encore plus mon père, qui l’aimait vraiment. Tout ceci me semblait flou en raison de mon immaturité et de mon impossibilité à sortir trop souvent, à cause de ma maladie. J’eus une scolarité de qualité : mon père faisait mon éducation en plus des cours par correspondance que je suivais, et durant mon temps libre je jouais avec Héloïse dans mon minuscule jardin. Quand l’âge nous le permis, nous passâmes de longues heures à lire les ouvrages que contenaient la bibliothèque de ses parents, de véritables érudits.

Il est très regrettable que le Paris d’aujourd’hui ne permette pas les histoires heureuses… En août 2982, vers le crépuscule, j’étais dans mon jardin à planter un petit pommier pour offrir ses fruits à mon amoureuse, comme on le dit à cet âge-là, qui fêterait son anniversaire en juillet. C’est ce qui sauva ma vie, je pense. J’étais en train de tasser soigneusement la terre autour du jeune tronc quand il y eut un énorme vacarme dans la salle à manger. J’ai oublié de vous dire que ce jour-là, mes parents recevaient Héloïse et ses parents à dîner. Les adultes étaient dans la salle à manger et Héloïse dans ma chambre quand un groupe de Contaminés qui passait par là attaqua.

L’assaut aurait été rapidement fini si ma mère n’avait pas été Wrist. Je n’ai pas assisté à la scène mais je sais –je pense savoir– qu’elle a été la dernière à rester debout. D’après les fragments du compte-rendu de l’enquête menée par les Wrists, un Contaminé avait escaladé la glycine pour pénétrer à l’étage et avait froidement décapité ma chère Héloïse. Pour ma part, j’ai déduis des cris qui montaient de la salle à manger que mon père, qui revenait de la cuisine avec les digestifs, fut tué devant ma mère et nos voisins. Mamma réagit avec rapidité et professionnalisme et je l’aperçu par la fenêtre bondir par-dessus la table avec un couteau en hurlant le nom de son défunt mari. À ce moment, le sang de la mère d’Héloïse, d’après les analyses ADN, a recouvert la fenêtre, me cachant la scène.

Je suis resté pétrifié avant de m’élancer vers la porte, mais quelque chose la bloquait. Je la secouai, paniqué, tentant stupidement de rentrer à l’intérieur, quand ma mère hurla mon nom, hurla de me cacher vite. J’eus à peine le temps de bondir derrière la cabane à outils qu’une violente explosion vit voler notre maison en morceaux dans une électrisante gerne de feu. Ma mère avait décidée de se sacrifier pour moi ; elle avait emportée avec elle dans la mort les Contaminés en activant la bombe qu’elle portait toujours à sa ceinture en cas de situations désespérée. C’était une grande femme.

Je pense avoir été assommé par un débris car je me suis réveillé longtemps après sous les décombres. J’ai réussi à m’en dégager au prix de nombreux efforts. Par chance, je ne tombais sur aucun cadavre ou morceau de corps humain… Mamma m’avait toujours indiquée la marche à suivre si ce genre d’événement tragique arrivait : m’éloigner, fuir, et chercher de l’aide auprès des Wrists qui connaissaient bien ma famille. J’étais dans un état second et obéis automatiquement. Je marchai au hasard et quittait définitivement ma rue natale. Même aujourd’hui, je n’y suis pas retourné.

Oh, attendez, je vais refaire du thé. Vous voulez une autre tasse ? Non ? Bon, je vais prendre des biscuits alors. La fin de mon histoire est encore loin… »


-PREMIÈRES FEUILLES-L’univers est résumé dans un trognon de pomme.


« Désolé pour l’interruption. Hum, ce thé est vraiment électrisant… Demain j’irais en demander à la Serre du Thé. J’espère qu’elle ne sera pas fermée ! Où en étions-nous ? Ah oui. La mort de ma famille et de ma chère et tendre. Je dois vous paraître un monstre d’insensibilité, je m’en excuse, mais depuis le temps j’ai accepté cet incident tragique, j’ai relativisé. J’ai de la nostalgie, certes, mais le passé parasite le présent. Je dois aller de l’avant.

J’ai longtemps erré dans le 14ème arrondissement. Moi qui avais toujours vécu dans une maison avec un parent à domicile, ne souffrant d’aucun besoin particulier, je n’ai jamais eu à me frotter à la vie sauvage. À cette période, le quartier qui jouxtait celui de Plaisance, le Quartier du Petit Montrouge, commençait à devenir le cloaque qu’il est à présent. Avoir réussi à traverser cette zone sans me faire blesser ou mordre ou tuer est électrisant ! J’aurais toutefois pu mourir de faim, car j’ai quand même passé une semaine entière à marcher au hasard dans les rues, me cachant chaque fois que je le pouvais, hagard, choqué, traumatisé… Et affamé ! Je n’ai aucun souvenir précis de mon errance. Ayant traversé le Petit Montrouge, je finis donc par entrer dans le Quartier de Montsouris. J’atteint le parc de Montsouris, revenu à un état semi-sauvage, et m’évanouit d’épuisement sous un arbre.

À partir de ce moment, ma mémoire redevient celle qu’elle est : très, très précise. C’est un bruit mat à mes côtés qui me réveilla. Il s’agissait d’une pomme, une grosse pomme sauvage, la dernière du pommier mort sous lequel je m’étais réfugié. Je n’étais pas Newton, mais le chute de ce fruit m’empli de joie : à manger ! Lorsque je croquais dedans, fébrile, je m’étouffais comme Blanche-Neige. Mais je recrachais le morceau, le ramassa, le remâcha lentement, secoué de frissons. Je n’ai jamais rien mangé d’aussi bon de toute ma vie. Quand on a faim, même la plus humble pomme semble un délice qui rien ne peut égaler. Je mis plusieurs heures à manger le fruit, le temps que mon corps se souvienne comment faire.

Des Wrists en mission de reconnaissance arrivèrent alors que je m’étais évanoui de nouveau. Si l’un d’eux ne connaissait pas ma mère et donc mon albinisme, ils auraient pu m’abattre à cause de mes yeux rouges ! Ils me récupérèrent et m’emmenèrent en urgence au QG où je restai deux mois. Abandonner sa mission est une faute grave pour un Wrist, et je resterai éternellement reconnaissant à cette escouade qui n’hésita pas un instant avant de venir me sauver. Je souffrais de malnutrition, de déshydratation, d’épuisement et de nombreuses brûlures et kératoses dues à l’action du Soleil sur ma peau albinos. Sans la pomme providentielle, je serai mort de faim avant qu’ils n’arrivent. Par deux fois, j’ai donc été sauvé par un pommier.

Sitôt ma guérison avérée se posa le problème de mon éducation. J’avais dix ans, il était hors de question que je vive seul ! Hélas, trouver des parents adoptifs ne marche pas bien… On se résolut à m’envoyer à l’orphelinat quand j’exprimais mon souhait de devenir Ölokoge. J’ai toujours aimé la nature et celle-ci m’avait sauvée la vie ; je devais bien ça à notre chère Terre. Tout le monde se montra soulagé, car les Ölokoges acceptent les enfants. Je fus conduit au Palais du Luxembourg mais restait finalement encore deux nuits chez les Wrists, le temps de régler les détails administratifs. Je retournai donc chez les Ölokoges quarante-huit heures plus tard. On m’y administra un lit dans le dortoir des Pensionnaires, un tuteur et je commençai ma nouvelle vie. Nous étions en automne 2982.

Faut-il que je continue ? Mes dix-huit ans ici, au sein du Palais du Luxembourg, sont soigneusement répertoriés dans nos archives, non ? Oh, on veut ma propre version des faits ? Mais c’est électrisant, je suis flatté ! Je vais tenter de répondre au mieux alors. »


-PREMIÈRE POMME-Un adulte c’est un enfant qui a réalisé ses rêves.


« Voyons… Connaissez-vous le cursus Ölokoge ? En fait, c’est un cursus scolaire standard axé sur les sciences naturelles. Vous avez sûrement eu à passer le test d’entrée et, le cas échéant, les cours de remise à niveau, non ? Immunologie, microbiologie, biologie cellulaire, biologie du développement, physiologie, biologie végétale, manipulations génétiques, jardinage, cuisine… Un menu très dense, et même aujourd’hui je continue à apprendre et à me perfectionner ! Dire que c’est un travail de longue haleine serait un euphémisme, c’est un travail de toute une vie.

Le plus déstabilisant était de vivre en communauté après toute une enfance vécue entre cinq personnes dont une seule de mon âge. C’était même tout à fait électrisant pour moi ! Je m’y suis vite fait, mais je sais très bien qu’alors je ne faisais pas forcément très bonne impression. Même à présent je ne suis pas toujours très apprécié. Déjà à cause de mon albinisme ! C’est une maladie très rare, je crois que je suis le deuxième albinos connu de Paris, avec le Vovh en premier et son-soi disant prophète en troisième. Cette proximité avec les Tempius ne doit pas contribuer à ma popularité ! À l’époque, cette religion n’existant heureusement pas, sinon j’aurais vraiment été rejeté. Et puis, je sais que beaucoup de personnes me trouvent naturellement insupportable. Je n’y peux rien si mon expression naturelle mêle condescendance et insolente joie de vivre ! De plus, j’ai entendu dire par des jeunes gens, dans mon dos, que j’ai une « aura de connard ». Ce n’est pas très élégant comme tournure, mais passons.

Ma tutrice, Éléonore Artaud, est morte à présent… Elle était déjà âgée quand elle m’a pris en charge. Je lui dois beaucoup de choses, car elle m’a transmis passion et persévérance, faisant de moi le Scientifique Ölokoge que tout le monde admire et respecte… Il est vrai que je suis moi-même très fier de mes expériences, mais tenons-nous-en à un récit chronologique ! Après sept années à assimiler un nombre fantastique de connaissances nouvelles, j’ai passé l’examen pratique et théorique, en juin 2989. Je l’ai manqué de peu mais je l’ai eu du deuxième coup, deux ans après, avec un très bon score. Durant ces deux années, j’ai passé quelques mois en dehors de Paris. Des mois fantastiques, excitants, très étranges et surtout très encadrés ! En plus, il y a eu l’avènement des Chimères au début de l’année 2991, mais leur création n’a été intégrée à l’examen que bien plus tard, tant mieux pour moi ! Mon diplôme en poche, Ölokoge à part entière et majeur depuis un an, j’ai du choisir une spécialisation. J’ai décidé dans un premier temps de tenter de recréer des vieilles espèces de pommiers à l’aide des échantillons se trouvant dans les archives ADN. Ce n’étais pas chose facile, mais je m’étonnais quand même qu’un arbre mythique comme le pommier n’ai pas élevé grand enthousiasme parmi nos pairs. Aussi m’attelai-je à la tâche avec une volonté redoublée. Je suis très fier d’avoir réussi à replanter et cultiver les dix espèces de pommiers m’ayant valu une part de mon prestige dont je suis plus qu’honoré.

En 2992, je suis retourné, seul, au Parc Montsouris. En plus de mon éducation d’historien et de biologiste, on m’avait enseigné plusieurs moyens de me défendre ; vous devez savoir que je suis un épéiste électrisant ! Mais je n’aime pas tuer, aussi suis-je parti avec un puissant pistolet paralysant. J’avais très peu d’espoir et le parc était redevenu tout à fait sauvage, aussi ai-je eu du mal à retrouver le pommier qui m’avait sauvé. J’y suis parvenu grâce au hasard et à ma chance. N’est-ce pas électrisant ? L’arbre était déjà mort neuf ans plus tôt, mais il tenait toujours debout. J’ai recueilli des échantillons d’ADN, mais mon analyseur portatif (une nouveauté bien utile) m’appris qu’il n’y avais rien à espérer. Mais en rebroussant chemin, je tombais sur un pommier ! Ma surprise fut totale. Je pense que l’arbre st né du trognon que j’avais laissé tomber avant que les Wrists n’arrivent. Je prélevai plusieurs feuilles et clonait l’arbre sitôt rentré. J’avais rendu à l’humanité la pomme Golden.
Suivirent, jusqu’en 2994, l’Azeroli Anisé, le Museau de Lièvre Rouge, la Granny Smith, la Quarantaine d’hiver, la Transparente de Croncels, la Reinette de Caen, la Gueule de mouton, l’Ariane et la Belle fille des Salins. Beaucoup d’échantillons étaient hélas inutilisables, ou alors les ai-je bêtement gâchés… Mais ma mission n’est toujours pas terminée, je continue à expérimenter des croisements. En 2995, je décidai de suivre une formation complémentaire de Scientifique, pour combattre ce terrible fléau qu’est le DC-01. Je l’ai finie en 2996, à 24 ans, âge auquel ont commencées mes expériences les plus connues.

Être Scientifique signifie chercher un remède. Nombre de recherches avaient été effectuées avant moi, donc à moins de devenir assistant je ne servirai pas à grand-chose. Mais… Ça ne m’intéressait pas. J’ai décidé de prendre une voie nouvelle. La création de la Pomme d’Ève. C’est un projet que je murissais depuis mon entrée chez les Ölokoges ! Héloïse avait commencée très tôt à lire la Bible et me récitait parfois de longs passages. J’avais été très marqué par le passage sur l’Arbre de la Connaissance. Je sais pertinemment que le fruit que mangent Adam et Ève n’est pas connu, qu’il s’agit d’une erreur de traduction entre malum, le mal, et malus, la pomme. Mais je suis persuadé que ce fruit-là est le bon. Sans lui, je ne serais pas ici pour vous raconter mon histoire !

La Pomme d’Ève… Une pomme qui pourra tout guérir. Vous en avez obligatoirement entendu parlé, je donne nombre de conférences, mes travaux servent aux nouveaux Ölokoges pour leur apprentissage. Les structures ADN et ARN de la pomme sont assez malléables, j’ai donc commencé les expériences que j’effectue toujours aujourd’hui : faire des croisements réputés impossibles. J’ai commencé par des pommes qui rassasient plus qu’un plat de pâtes, puis des pommes qui stimulaient l’énergie, des pommes accélérant la cicatrisation, des pommes agissant comme un médicament standard comme l’aspirine. Des résultats électrisants donnés par un travail intense, ininterrompu, des nuits blanches à la chaîne !... J’ai bénéficié de beaucoup d’aide, c’est vrai. Le résultat est là, mes pommiers-médicament poussent toujours dans ma serre personnelle.

Je suis allé trop loin, l’année dernière, en détruisant un de nos laboratoires… Je ne pensais pas que le mélange du jus de mes pommes, de fluides médicamenteux, de différents philtres et d’ADN de Turritopsis Nutriculata, cette méduse qui rajeunit à sa mort comme le phénix, causerait une si électrisante explosion. J’étais si près du but ! Je pouvais presque sentir le goût de la Pomme d’Ève sur ma langue… Dieu merci, il n’y a pas eu de morts, c’est le plus important. J’ai été blâmé par notre conseil et mon travail a à présent des restrictions, mais je fais avec… Je me doute bien que c’est mieux ainsi. Je regrette quand même que rien de mon merveilleux liquide n’ai survécu…

Hum ? Si j’ai connu l’amour durant ces années ? Quelle drôle de question ! Et bien, non. Ce n’est pas que je n’ai pas reçu de propositions ; je suis beau, c’est un fait, et des femmes comme des hommes soupirent ou soupiraient après moi. Mais personne ne m’a touché au cœur ou éveillé en moi du désir. Non, ce n’est pas le souvenir d’Héloïse qui m’en empêche, je vous assure ! Mais je suis plus intéressé par la science et la culture. Voyez mon intérieur ; il est décoré de manière électrisante, non ? Je me suis aidé du roman « À rebours » de Huysmans pour les couleurs et les meubles. Je peux me montrer très raffiné pour certaines choses, vous avez raison… Je crois que quelque part, je cherche à recréer mon enfance dorée autour de moi. Je cherche à rétablir la nature, mais aussi la culture. La beauté. La civilisation.

Et bien, je crois que j’ai fini. Merci à vous pour m’avoir écouté ! Oh, vous aimez ma voix ? C’est gentil, je vous en remercie du fond du cœur ! Ce genre de compliment m’électrise totalement ! Éléonore aussi appréciait ma voix grave, elle a toujours regretté mon peu de motivation pour le chant… En partant, fermez bien la porte, s’il-vous-plaît, je ne supporte pas du tout le froid. Vous êtes bien aimable ! »


-FRUIT POURRI-Science sans conscience n’est que ruine de l’âme...


Le récit de Vivaldi est parfait, non ? Il n’y a quasiment aucune tâche, à part cette explosion due à des expériences dangereuses et illicites. C’est que Vivaldi, comme toute personne saine d’esprit, ne raconte jamais ses forfaits dans un interrogatoire officiel.

Vivaldi Ventus est un homme scrupuleux, digne de confiance quoique assez bizarre, sympathique, câlin voir enfantin. Mais tous ceci disparaît quand il s’agit de ses expériences. Car l’Ölokoge est prêt à tout pour mener à bien la création de la Pomme d’Ève. Pour soigner le DC-01. Pour éradiquer les souffrances de ce monde. Pour ressusciter Héloïse, cet être si parfait, cet ange né dans la douleur et qui avait tout pour devenir le sauveur de l’humanité. Oui, Vivaldi donnerait sa vie cent fois pour faire revenir son amie d’enfance, morte si injustement. Pour elle, il ferait tout et il a déjà fait beaucoup.

Il ment en disant que rien ne reste de son jus miraculeux. Il a encore une cinquantaine de petites fioles en verre blindé, emplies du liquide rouge brillant aux propriétés médicales étonnantes. Elles sont loin de ramener les morts à la vie mais une seule d’entre elles suffit à remettre sur pied un Contaminé affamé et blessé. Une dizaine de ces fioles ainsi que de nombreuses pommes récemment créées sont à portée de main dans une mallette blindée et réfrigérée qu’il transporte toujours avec lui.

Il n’hésite pas, n’a jamais hésité à s’approcher des Chimères ou des Contaminés pour leur donner des pommes et en observer les effets sur des organismes mutants. Il en va de même pour les Citoyens, car une pomme modifiée pourrait avoir un effet différent chez un Homo sapiens sain. Il n’a pas non plus hésité à s’approcher de très, très près des Tempius ou des Katars pour bénéficier de leurs différentes archives ou ressources. Il n’a pas hésité à manipuler de nombreux Ölokoges, à lire des ouvrages interdits, à tenter le diable, à explorer des quartiers de Paris plus que dangereux, motivé par sa volonté de recréer un monde meilleur où son Héloïse aurait sa place.

Il n’a pas non plus hésité à commettre son seul et unique meurtre, le 19 juillet 2998, le meurtre de la seule personne ayant clairement vue dans ses expériences le danger qui provoqua la destruction du laboratoire le plus perfectionné du palais du Luxembourg…


    Comment avez-vous trouvé le forum ? J’ai suivi le chemin d’un jeune Contaminé aux cheveux blonds et vêtu d’une cape rouge… Savez-vous où il se trouve à présent ? Non ? C’est fort dommage…
    Commentaires ? Il est tout à fait électrisant !
    Personnage illustrateur : Sanetoshi Watase de Mawaru Penguindrum
    Code de présentation : Demandez-le à ce cher Éden Claroscuro, il me connaît comme s’il était moi-même !

Invité
MessageSujet: Re: Vivaldi Ventus... Lun 13 Fév 2012 - 9:23

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Invité
Une nouvelle Olokoge \o/
Bienvenue parmi nous !
Ton histoire est magnifiquement bien détaillée... J'aime beaucoup le caractère de ton personnage ! J'ai hâte de voir comment tu te débrouilleras en RP =)
Lou Meister
MessageSujet: Re: Vivaldi Ventus... Lun 13 Fév 2012 - 15:43

avatar
S T A F F
Compétences : COMBAT
Bienvenue,
Une correction des images (taille en largeur) serait peut être mieux pour l'équilibre du pauvre forum x'D

En lecture sous peu... ♥

••••••••••••••••••••••••

Lou x Armen

Invité
MessageSujet: Re: Vivaldi Ventus... Lun 13 Fév 2012 - 15:46

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Invité
Amen, j'ai adoré. C'est électrisant !

VILAINE !


Hatsue a écrit:
BRAVO
Tu viens de réussir l'étape de la validation !

Tu peux désormais te diriger vers la zone de rp, pour t'éclater dans le monde de DC-01 !

Tu dois aussi remplir ton profil et ta carte d'identité si ce n'est pas fait. [Tu es perdu : EXEMPLE EN IMAGE (clique) ]

Puis, tu pourras te diriger vers ces quelques liens suivants :

- Demande de logements
- Demande de RP
- Faire une fiche de relations
- Faire une fiche complémentaire
- Pour d'éventuelles questions sur le forum
- Aider le monde de DC-01 à se développer !

Sinon je te renvoie à la section flood pour t'imprégner encore plus de l'ambiance du forum, ou sinon rendez-vous sur la Chatbox pour discuter, s'amuser et/ou si tu as d'éventuelles questions/suggestions rapides à donner :3

Voilà, bon jeu parmi nous Étoile
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MessageSujet: Re: Vivaldi Ventus...

Vivaldi Ventus...

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