Traverser l'enfer et t'y rapporter des glaçons - Morgan McEwen



 
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Traverser l'enfer et t'y rapporter des glaçons - Morgan McEwen

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MessageSujet: Traverser l'enfer et t'y rapporter des glaçons - Morgan McEwen Dim 5 Mar 2017 - 23:48

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Invité
MCEWEN Morgan



Identité
▬ NOM : MacEwen
▬ PRÉNOM : Morgan
▬ SURNOM : Kody (diminutif de Kodiak, ancien surnom)
▬ SEXE : Masculin
▬ ÂGE : 31 ans
▬ DATE DE NAISSANCE : 1er Mars 2971
▬ ORIENTATION SEXUELLE : Hétérosexuel
▬ ORIGINES : Française (le nom de famille laissant toutefois peu de doute sur des restes d’Alba dans le sang)
▬ LANGUES PARLÉES : Langue française parlée, et il bafouille l’anglais.
▬ GROUPE SANGUIN : O-


Rôle
▬ STATUT : SAIN

▬ RANG : Sergent-Instructeur

▬ MÉTIER : WRIST
▬ PERMIS D'ARMES : [] Permis A [] Permis B [X] Permis C [X] Permis D
▬ ARMES : Quel que soit le type d’intervention, Morgan portera obligatoirement son couteau dentelé dans sa gaine en cuir, et une arme de poing rapide à sortir, souvent un pistolet lourd. Au besoin, selon l’opération, Morgan saura tout aussi bien tenir une première ligne (alternant un bouclier face aux balles, ou un fusil d’assaut classique face au contaminés), que de couvrir ses camarades au fusil sniper.



WRIST
▬ ÉTUDES : [X] NIVEAU A [X] NIVEAU B [] NIVEAU C [X] WRIST

▬ ANNÉE D’ARRIVÉE CHEZ LES WRISTS : 2989
▬ ANNÉE OÙ IL A FAIT SON SERMENT : 2992

▬ ANNÉE D'OBTENTION DE SON PREMIER GRADE (rang) : 2992
▬ ANNÉE D'OBTENTION DE SON DEUXIÈME GRADE (rang) : 3001

▬ NOM DE SON SERGENT INSTRUCTEUR : Damien Masio
▬ NOM DE SES DEUX COMPAGNONS D'ARMES : Anciennement avec Curtis Russowl et Mallory McEwen

▬ PARCOURS PROFESSIONNEL : Si Morgan se projetait tout d’abord poète, ou autre métier doux dans lequel il aurait pu s’épanouir, son pragmatisme et sa sœur l’ont jeté dans les armures du Wrist vers ses dix-huit ans. Passant de bon soldat à très bon soldat, il est passé tout récemment au grade de sergent-instructeur.

▬ DOMAINES DE COMPÉTENCE : Stratégies militaires, tirs de précision.

▬ ATOUT 1 : La Volonté : Morgan escaladerait toutes les montagnes et tous les crocs du Diable, marcherait sur tous les Styx de lave et sur tous les nuages du Paradis pour remplir ses objectifs. Moins bavard qu’inexorable, on peut le voir comme une force insubmersible sur lequel ses coéquipiers peuvent toujours compter. Cette volonté incassable, préparée à tous les dangers, l’exhorte à ne jamais abandonner tant qu’il n’aura pas trouvé une solution.

▬ ATOUT 2 : Le Respect : Dire de Morgan qu’il est charismatique serait verser dans une généralité floue. Son corps de kodiak, sa voix douce, son obstination éternelle, la fermeté de ses traits, son altruisme débordant font de lui quelqu’un d’aisément respectable. Ce n’est qu’en devenant Sergent-Instructeur que cette qualité a pris tout son sens. Ses partenaires et ses proches le considèrent énormément et lui font confiance. Dans une situation de combat, Morgan incarne aussi bien le phare, par sa volonté, que l’éclat de lumière, par son aura.

▬ ATOUT 3 : Le Calme : Morgan est quelqu’un de très doux, un tempérament calme en décalage avec sa stature d’Atlas. Sang-froid refroidi par les vents d’Ecosse qui hurlent secrètement dans ses veines, Morgan ne se laisse jamais dominer par la peur, la surprise, le danger, voire pire, par l’adrénaline de l’affrontement. Ce calme lui confère un équilibre puissant entre l’expérience et l’intuition ; il peut ainsi prendre des décisions calmement et les réajuster selon les événements, tout en excellant au tir à distance, l’œil collé à la lunette de son sniper.



▬ FAIBLESSE 1 : Les Troubles: On peut avancer le pas ferme, mais l’âme hésitante. Depuis l’accident de sa sœur, la force et l’esprit de Morgan lui sont presque exclusivement dédiés, quitte à remettre en cause son efficacité sur le terrain. Sa volonté vacille, son calme disparaît, et le voilà perdu dans des situations dangereuses quand sa sœur y est impliquée, à agir contre la logique, et potentiellement, contre ses propres hommes. En tenue civile, les démons peuvent le hanter plus ou moins violemment d’interrogations perverses : sa sœur est-elle morte, en train de dormir, devenue quelqu’un d’autre, réincarnée donc ? Doit-il l’abandonner et passer à autre chose, doit-il s’accrocher à un espoir en fil de rasoir ? Morgan avance, c’est sa spécialité, mais il se perd, surtout. Cette faiblesse laisse notamment des marges de manœuvre à ceux qui voudraient le manipuler ou à faire passer la pilule sur quelques actions douteuses.

▬ FAIBLESSE 2 : La Sensibilité : Morgan est poète et naïf, deux termes qui n’ont jamais fait bon ménage. Il croit fermement à l’utilité des Wrist et à leur devoir de protection des citoyens ; c’est presque inconsciemment qu’il ferme les yeux sur l’agressivité de quelques opérations et oublie la fonction primordiale des policiers. Mais le destin des fois ne se couvre pas de subtilité, et Morgan peut se lever contre ses supérieurs s’il estime qu’une opération est excessivement cruelle (comme des missions d’ « exemple »), inutile, ou ayant de forts risques de mettre en danger les civils. Cette sensibilité qu’il se connaît a bon dos, sous couvert d’autres excuses qu’il peinera à formuler, de critiquer toute mission qui pourrait mettre en danger sa sœur. Sur le terrain, cela peut donc l’amener à hésiter fortement si certains éléments remettent en question sa moralité ou ses objectifs, et (faire) agir contre ses supérieurs.

▬ FAIBLESSE 3 : La Colère : Certaines personnes, en s’auto-ciblant généralement, sont persuadées que les gens calmes sont les plus terribles sous la colère ; c’est qu’ils se trompent en confondant rapidité et violence, ils n’ont que la première pour eux car leur digue de patience se trouve très proche de leur émotion. Morgan est véritablement le calme pesant avant la tempête : si les limites de sa gentillesse sont franchies ou si des sujets sensibles le grattent aux mauvais endroits, il devient le monstre qu’on s’imagine de lui : visage déformé par la rage, carnassier, extrêmement violent, seule la force surpuissante (donc au moins plusieurs personnes) qui le mettrait au sol pourrait le calmer en l’immobilisant petit à petit. Et si avant, Morgan abhorrait cette part de lui, il est de moins en moins radical vis-à-vis de cette dernière, notamment à cause de Mallory.

▬ PARTICULARITÉS PHYSIQUE : De constitution puissante dès son enfance, l’âge adulte plus un entraînement intensif ont terminé de le transformer en véritable colosse. Quand il revêt son armure de Wrist, il se distingue sensiblement du reste de ses partenaires.
Il n’a que peu de cicatrices, son corps est surtout la toile d’un tatouage énorme qui prend tout son dos d’un soleil et de ses rayons stylisés.





Icons






Personnage


▬ QUALITÉS : Force d’âme – Colosse – Altruiste
▬ DÉFAUTS : Peu loquace – Tourmenté sur de nombreux sujets – Fixette sur sa sœur, devenue un sacerdoce auto-destructeur

▬ COULEUR DE CHEVEUX :  [X] Blond [] Châtains clairs  [] Châtains foncés [] Bruns [] Roux [] Coloration [] Autre
▬ LONGUEUR DE CHEVEUX : [X] Courts  [] Mi-Longs [] Longs
▬ TYPE DE CHEVEUX : [] Bouclés [X] Ondulés  [] Lisses [] Crépus [] Perruque

▬ YEUX : [] Bleus [X] Gris  [] Verts [] Marrons [] Lentille de contact colorées [] Autre

▬ TAILLE : [] Très petite [] Petite  [] Moyenne [] Grande [X] Très grande
▬ CORPULENCE : [] Équilibrée [] Menue [] Mince  [] Maigre [] Grosse [] Élancée [] Musclée [X] Costaud [] Autre

▬ VÊTEMENTS : Morgan n’a aucun sens de la mode ; sa sœur cadette prise de pitié lui donna ce simple conseil qu’il applique maintenant tout le temps : ‘Au vu de ta stature, garde des vêtements serrés en-haut, et tout t’ira’. On le trouve souvent en débardeur ou en tee-shirt en été, sans trop de fantaisie dans les couleurs, et pull épais ou à col roulé quand viennent les froids d’hiver (il porte rarement de veste). Ses bas sont en jean ou sombres, et ses chaussures sortent des chantiers quand elles ne sont pas des bottes. Les chemises de bûcheron s’adaptent très bien à ces épaules roulantes.





▬ PÈRE / MÈRE : Arnold Dubois et Marie MacEwen
▬ MÉTIER DU PÈRE : Pilier de bar
▬ MÉTIER DE LA MÈRE : Vendeuse
▬ FRÈRE(S) / SŒUR(S) : Mallory (1/4) devenue androïde, Georgia (3/4), devenue contaminée, Tom (4/4), devenu cadavre.
▬ ANIMAL DE COMPAGNIE : ///
▬ LIEU DE RÉSIDENCE ACTUEL : Logement de fonction, petit appartement lugubre.
▬ FORTUNE : [] Riche [] Plutôt riche [] Normal [X] Plutôt pauvre [] Pauvre


▬ HOPITAL – 1er Mars 71 :

Je suis né un jour de ciel gris – ma mère s’en fichait car actuellement, j’étais son ciel à elle.
Mon père était proche, son haleine ne sentait pas encore la vinasse des tonneaux de tonnerre qui envahirait le ménage lors d’années moins sages.

Mallory avait un petit frère, je n’ai jamais su si elle m’attendait ou pas, qui de la jalousie ou de l’excitation était la plus forte. Regardez-moi donner des dilemmes moraux à une enfant qui me précédait d’une minuscule année ; je crois qu’elle était contente. On ne s’épanouit pas de la même façon quand on vit seul ou avec des frères et sœurs. Vous lui auriez laissé des années en plus, je gage qu’elle m’aurait voulu de toute manière, vu que ses bras d’amour n’étaient jamais trop courts pour refuser du monde.

Mes parents sont pauvres, un nourrisson pèse dix fois son poids en billets. Soit ils étaient utopistes, soit ils étaient de formidables gestionnaires, soit je n’étais pas voulu. Ou soit ils s’en fichaient. Ce qui est une belle réponse.



▬ Chez moi – 3 Décembre 78 :

  Nous sommes enfin quatre enfants ; c’est un bon chiffre celui-là, de ceux magiques qu’embrassent tous les mythes. Nous sommes les points cardinaux, Mallory est le Sud où le soleil flamboie, je suis l’Ouest tourné vers les nouvelles terres, Georgia est le nord où le monde est sage, Tom est l’est où sont plantées les racines. Nous sommes les éléments platoniciens, Mallory est le Feu qui jouit, je suis la Terre inébranlable, Georgia est le Vent qui souffle fort, Tom est l’Eau qui glisse sans demander son reste. Nous sommes les vertus cardinales, Mallory est la Justice qui ne recule devant rien, je suis la Fortitude qui marche devant tout, Georgia est la Prudence qui choisit le chemin, Tom est la Tempérance qui nous guide sereinement.

  Georgia était la sagesse pure, l’innocence Immaculée, l’enfant qui en quelques questions remettait en cause le système par la plus calme des proses. Elle comprenait et voyait le monde couleur pure ; le contexte, les justifications hasardeuses, ne pouvaient remettre en cause sa douce logique si écrasante. Tom de son côté, était timide, et à contrario de tous les enfants, savaient se retenir. Mallory et moi passions vraiment pour des brutes à-côté d’eux, elle infatigable, sans marche retenue, moi curieux jusqu’à outrance, jusqu’à l’outrage, qui réfléchissais en étincelles et en bon mots, qui parlais avant d’agir pour le plaisir d’une réponse claire.

  L’ombre au tableau était bien là, tranquillement cachée sous le sourire forcé de mon père lorsque notre mère nous apprenait qu’elle était enceinte de Georgia ; elle, elle n’était certainement pas voulue, ce qui ne dérangeait pas ma mère, heureuse comme pour la première grossesse. La quatrième fois que son ventre poussait, notre père n’était même pas là pour faire semblant qu’il était content ; déjà il se perdait dans l’alcool pour oublier une ou deux de nos existences.



▬ Chez nous – 10 Février 83 :

  Mon père a claqué la porte, en décapitant l’air pur qui s’infiltrait pour nous rassurer. C’est la fin d’une période idyllique, celle des ailes d’enfant, qui perdues nous alourdissent.

  A cette époque à six, une journée durait la vie, les soucis n’étaient que des jeux et des sources de joie. Je me souviens encore quand les trois mômes que nous étions dormaient à même le sol, le benjamin sur le canapé, les disputes joyeuses pour dormir dessus et le fait que quelques fois, on essayait de s’y placer à quatre pour jouer.

  On mangeait à notre faim ; quoique… le père se gavait de bière, et mère léchait le jus de viande qui restait dans la poêle, nous disant qu’elle était une adulte et qu’elle n’avait pas besoin de manger autant que nous. On savait que si elle se justifiait, c’est qu’elle mentait. Mais la nourriture était un problème d’adulte, alors on oublia vite ses problèmes.

  Nos parents s’engueulaient souvent, mère sur père, car elle, se chargeait de tout, et lui, pesait dans les charges. Les fulgurances économiques qu’il rapportait quelques fois à la maison, comme l’argent de paris, étaient alors d’autant plus belles et ces quelques moments, nous étions autant de princesses et de princes face à un festin (où la mère tenez, mangeait autant que nous).

  Vous connaissez tous l’enfance, quand on s’abonde de soleils et de cris, quand on découvre tout, quand on vit chaque seconde, quand on est impatient et qu’on ne peut pas se refréner. C’est une belle époque où le jugement nous touche sans nous transformer.

  Peu à peu, nous avions une hiérarchie dans notre groupe, qui touchait jusqu’à la maison : Georgia était la cheftaine, l’intelligentsia en culottes courtes de la maisonnée, celle qui veillait au fonctionnement du tout, la manager ; Mallory était la leader, la provoque, la touche-à-tout, la bagarreuse, dans mes souvenirs déformés, quand elle était enfant, elle avait la peau rouge comme la poterie ; Tom était notre cadre, notre obligation vu qu’il était benjamin ; moi, j’étais le bras droit heureux du second rôle, les épaules qui soulevaient leurs pires idées. Ça n’avait duré que quelques années, trois peut-être si on attend que Tom soit grand, mais dieu que ça pèse aujourd’hui.

  Avant que le père ne claque la porte, écrasant les filets d’air qui pleuraient pour nous.



▬ Chez nous – 25 Juillet 84 :

  La sécurité de notre quartier est un bol troué ; et comme les maladies sortent en été, ce fut le moment du contaminé.

  Poursuivi peut-être, voulant juste violer sinon, quelle que fut la pulsion, il rentra si fort dans la maison que je crus d’abord à une explosion. Il était certainement blessé, il semblait assez fragile, loin des monstres qu’on s’imagine quand les Wrists demandent de faire attention.

  Je préfère ne pas rentrer dans les détails ; de toute manière sous la panique, j’avais oublié une grande partie de la scène et je dû, juste après, la recomposer artificiellement en m’aidant des corps, des objets tombés et des disparus. Peut-être que ce que je vais vous raconter n’est qu’une vision étroite de ce qui s’est passé.

  Ce qui était certain, c’est que Mallory la forte n’était pas présente aujourd’hui, sinon tout juste après ; le contaminé avait attaqué ma mère à la gorge, celle-ci tombant, Tom qui siestait sur le côté sur le divan, devenait la prochaine cible ; notre canapé sale, notre nid, se teinte d’un rouge bile ; enfin Georgia, je pense, ça me semblerait logique et je ne le vois pas autrement, s’était faite attaquer en dernière.

  Ce dont je me souviens aussi parfaitement qu’on se souvient de nos rêves les plus marquants, comme si le temps n’avait pas d’emprise sur les œuvres de notre subconscient, ce fut que voyant que Georgia ne mourrait pas, il ne l’avait pas attaqué aussi proprement, le contaminé, à moitié chauve, s’était excusé… puis l’avait emportée pour la sauver. La sauver de nos sauveurs qui débarquèrent par miracle… mais trop tard ; les Wrists.

  Résultat de cette attaque, cette simple broutille : Tom mort, mère blessée, Georgia disparue.

  Moi ? J’allais parfaitement bien. Le costaud, le gros bras, le garde-du-corps, un petit titan de treize ans, je n’avais aucune blessure. J’avais une arme au poing, en bois, à ce moment-là, mais je ne me souvenais absolument pas de ce que j’en avais fait… Je priais pour que les petites gouttes de sang écrasées dessus venaient de cet enfoiré que j’aurais cogné, plutôt que celle des victimes qui auraient giclé à travers le salon. Je me sentais tellement honteux que je craignais de n’avoir pas agi. C’était ma vérité en tout cas. Peut-être ce que ma mémoire avait préféré oublié au final : un carnage sur lequel je n’avais pas eu d’emprise, parce qu’on était un couard au fond de soi.
Mallory, elle, aurait pu défendre notre famille.



▬ Ecole - 20 Juin 87 :

  J’ai la peau sombre, l’air pluie, j’ai perdu ma curiosité, mais j’ai quand même terminé mon Niveau B. La cérémonie de remise des diplômes est brève et se déroule bien, avec beaucoup de joie pour les proches ; sauf pour les miens. Mallory et notre mère sont présentes, mais la seconde ne sera plus jamais véritablement heureuse, et Mallory m’exhorte à la rejoindre chez les Wrists – pas par conviction politique, mais parce que les dernières images qu’elle avait de Georgia doivent la torturer et DEVRAIENT me torturer aussi terriblement qu’elle ; il faut la chercher. Elle me lasse, elle me dit que je devrais arrêter les études, que ce n’est pas ma voie.

  Mallory n’échoue jamais ; elle ne comprend pas, elle a les genoux qui volent, elle ne tombe jamais vraiment. Je jouais aux gros durs à cette époque – alors quand la réalité vous rattrape, la frime innocente de l’enfant ne vous sauve pas de la honte. J’ai rendu les armes ce jour-là, je me consacre à mes études maintenant.

  On rentrera chez nous en parlant de mon avenir… j’hésitais entre le tout scientifique et le tout artistique. C’est tout ou rien chez moi. Tout pour le cerveau… Rien pour les Wrists. Mallory retourne à son entraînement ; je l’énerve comme si je lui disais que les étoiles n’existaient pas. Cette certitude qu’elle a, l’envie lâche de lui faire plaisir, et peut-être un trou noir grondant dans les tréfonds de mon cœur seront la demeure et le jardin de sa proposition. Mais il faut des années pour qu’une graine pousse dans un terreau aussi glacial que la cave de mon refoulé.



▬ Chez moi - 2 Avril 88 :

  Ma vie a changé en un an comme si dix avaient coulé. Pour le mieux.

Mallory devait casser des crânes, j’avais des devoirs casse-têtes. J’étais devenu chercheur littéraire, le genre à recomposer l’histoire des livres, et l’histoire de l’histoire à travers les livres. Ce n’est pas une voie très utile à la société, très concrète ; que voulez-vous, je m’étais prouvé que le concret n’était pas mon fort. J’exilais mes pensées sur une longue route.

J’habitais dans un chez-moi que je payais en travaillant à-côté des études. Je bossais tellement que je pouvais oublier qui j’étais… c’était exactement ce que je cherchais. Le bonheur, je le trouvais dans les petites pauses de cette exubérance de tâches que la vie m’enfilait. Je m’étais mis des œillères, et j’étais heureux. Mon chez-moi était minuscule mais je m’y sentais bien, tout le temps assis directement sur la moquette, à travailler, le dos courbé, sur des dizaines de feuille et de livres en carrelage désordonné.

  J’étais tombé aussi presque amoureux de Sasha, qui passait une grande partie de son temps chez moi, qui faisait le même cursus. Ses parents n’étaient absolument pas dupes, on ne révisait pas tant les lignes de livre que celles de nos mains. Le 2 avril, donc, on fit beaucoup de géographie : les chaînes de colline et les séismes.

  J’écris beaucoup de poèmes, mais Sasha s’est tellement substituée à ma muse que tous mes vers n’étaient que des satellites de son rayonnement ; ça dura pendant six mois avant que mon inspiration décide de voir ailleurs. Je pourrais fermer les yeux cependant, telles des substituts de lumière ancrées sur la nuit des pupilles, je la verrai encore, ses lunettes fines à la monture presque inexistante, sa natte brune qu’elle range devant l’épaule, son corps légèrement formé, ses côtes, ses mamelons un peu larges.



▬ Dans un café - 8 Janvier 89 :

  Sasha pleure presque et me déteste beaucoup : c’est une rebelle, une révolutionnaire, une utopiste qui voudrait changer le monde avec deux fleurs et un sourire. Et moi, je m’engage chez les Wrists.

  Comment aurait-elle pu le voir venir ? Elle me voyait comme elle, du même bord antipolitique, à s’élever contre l’autorité aussi naturellement que la fumée rejoint les nuages, et voilà que je veux intégrer la police : la volte-face fut si subite qu’elle en ressortit giflée.

  Elle ne connaissait pas Mallory non plus, elle ignorait que ma sœur pouvait avoir une aussi grande influence sur moi ; elle ignorait qu’une de mes secondes sœurs se cachait certainement dans les ombres des tréfonds. Je pensais lui avoir tout dit à Sasha, je ne la voyais pas aussi surprise, aussi agressive. Mais non, je ne lui avais pas parlé de mon tiraillement constant vers l’action, cet ancien désir d’être le gros bras qui avait disparu lors du carnage, cet ancien enfant qui fonçait, qui ne connaissait pas la peur. Mallory l’avait enfin réveillé, elle avait retiré les œillères, je retrouvais mon champ de vision. De nouveau, j’avais des responsabilités.

  Evidemment, j’avais peur en changeant complètement de filière de céder à des sirènes au contraire court-termistes, à céder à quelque chose de plus bas, de plus bête, que mon intelligence et donc, de me tromper complètement. Mais mon intuition me cuisait l’estomac ; le ventre devait toujours être écouté, selon les sages. Pas les yeux… ceux-là même qui me disaient de rester avec Sasha la belle plutôt que de rompre, ceux qui adoraient lire tant de textes anciens. Le taoïsme, voie des sages chinois, me conduisit moi vers la violence.



▬ Au QG des Wirsts – 25 Novembre 92 :

« De mon bras de fer je protégerai les démunis,

  Je suis Morgan McEwen, de nouveau le guerrier, durcissant mes croyances d’enfant.

  Je me tiens droit, je suis plus grand, plus musclé, j’ai les yeux fins et gris ; je suis fier dans mon uniforme, moins fière que ma sœur qui se serait battue contre la moitié du Conseil pour une place au premier rang ; même si j’ai l’air d’un parfait soldat, alors que je déclame mon serment, la même graine de doute que ma sœur m’avait instillé avant mes études était passée du côté des études littéraires. Je ne savais toujours pas si j’avais choisi la bonne voie. J’espère que je pourrais m’en débarrasser un jour ou l’autre, de ces doutes prostitués en regrets prévisionnels.

  Satisfait de mon courage, mettant toute ma volonté dans cette voie aux antipodes de la lecture et de la recherche, j’avais fait une excellente recrue. J’intégrais dans les opérations factices et les entraînements supplice une composante dont je ne pouvais être que fier : les autres. Je faisais attention, naturellement, comme si mon esprit de second des cadets se déployait sur une nouvelle fratrie. Ma stature d’ogre attirait la sympathie, comme les rivalités : les premières me firent sourire tous les jours et toutes les nuits, les secondes me poussaient à me bouger.

  Je me fis une place facilement dans le QG des Wirsts, écrasant tous les obstacles les uns après les autres. J’étais un dur à la tâche, je m’entraînais volontiers, je ne craquais pas, jamais, les muscles de mon corps se déployèrent comme des ailes au fil des mois et des ans, je gagnais plusieurs centimètres de fierté et enfin, après de nombreux exercices pour nous évaluer, j’en étais au serment, le fameux, le ‘et’ entre l’avant et l’après. Je devenais un soldat.

De garder ma fonction Wrist jusqu'au dernier soupir. »
Alea Jecta Est.



▬ Sur le terrain – 28 Décembre 3001 :

  Les balles s’éclatent contre mon bouclier dans une déflagration sonore ahurissante de quinze notes, les briques s’envolent violemment près de moi quand elles sont percutées. Mon corps, ma position, accusent les impacts en tremblant.

L’enfoiré se cale dans son angle ; je déplie mon genou et fonce dans le couloir à une vitesse de professionnel. Quand l’imbécile ressort pour arroser le couloir, il se cogne contre mon bouclier, se tord à moitié le poignet, poignet que je récupère de mon autre main. Deux temps moins de mouvements, il est à terre et mes deux équipiers surgissent de mon dos pour sécuriser la zone.

  J’ai envoyé ma candidature pour faire partie de l’Elite : je toucherais plus, j’aurais plus d’indépendance. Toujours aucune trace de Georgia dans le peu des bas-fonds de la ville que j’ai arpenté arme au poing, mais jour après jour, pas à pas, je vais et je passe dans plus de recoins. Je la trouv…

Mallory envoie une rafale meurtrière qui éclabousse de lumière vive une salle sombre ; des hurlements de douleur y répondent, elle nous fait signe que tout va bien.

  Cela faisait des années que nous étions dans la même équipe, avec Curtis, un déconneur qui décode les femmes, brave gars âgé qui a de l’expérience et des débuts de rides profondes. Je crois que ma sœur a le béguin pour sa trogne de vieille pomme toujours sourire, cow-boy crépusculaire ; je lui laisse sa vie civile en paix, je fais semblant d’aller voir ailleurs. Ce qui nous importait, c’était de nous investir et de multiplier les descentes. Un grade d’Elite serait un plus, une entrée vers une dimension de liberté qu’on ne pouvait se permettre actuellement.

  Lors de ma première opération, plus de neuf ans de ça, j’avais compris que j’avais marché dans la bonne direction. C’était ma destinée. Bouger, s’activer, appuyer sur la détente, sauver. Représenter quelque chose que j’avais été incapable d’être il y avait ma moitié de vie de ça. J’avais revu Sacha, elle avait eu le temps de m’oublier, de m’enterrer dans un coin de son cœur ; comme elle n’était pas nécrophile, ses épaules se crispèrent quand j’avais essayé de la toucher à nouveau. J’étais flic, Wrist, j’étais un vendu. Lui raconter l’histoire de ma sœur pour me justifier me semblait être d’une lâcheté sans borne, alors je ne l’avais pas fait.

Alors de mon côté, je traçai droit, fusil en main, visière baissée, tête en taureau.



▬ Au QG des Wirsts, bureau du docteur – Un mois avant maintenant :

« Et qu’est-ce que vous voyez, là ?
_ Une explosion ?
_ Celle-ci ?
_ Explosion.
_ Et sur cette image ?
_ Une autre explosion. »


  La psy soupire et l’exercice se termine à la moitié des fiches qu’il lui restait. Elle les range dans une pochette orange délavé, mon visage exprime à peine une excuse.

« Morgan, vous ne m’aidez pas.
_ Je suis désolé, je n’ai pas envie d’aider quelqu’un, actuellement. »
Je me rabroue légèrement, les yeux baissés vers le bureau, je m’adosse comme une masse légère sur mon siège. La psy, une petite jeunette à col roulé que l’obscurité commence déjà à faire vieillir, cherche une approche, une accroche… Bon prince, je lui laisse une aspérité : « Je sais que mon dossier d’Elite est foutu. Ce qui arrive à ma sœur, là… ça me chamboule, j’ai besoin de personne pour le savoir.
_ L’agression sur Eric a joué aussi…
_ Je suis vraiment désolé. Je m’excuserai pour ça. Je pense que s’il avait su la gravité, il se serait tu… »


  La docteur pipe mot, elle sent que je suis pas dans une situation facile. Que tout m’échappe, la vie de ma sœur, son identité, ma promotion si chère. Elle cherche encore une fois à être la moins insidieuse possible, frotter là où ça brûlait le moins.

« Est-ce que votre comportement a un rapport avec un épisode de votre passé ? » Elle échoue donc, vu que je ne réponds rien : je ne voulais pas qu’elle remonte à des années en arrière où je m’étais détesté. L’entretien tourne court, un peu comme ma vie, ces dernières semaines. La petite, mèche rousse, change de sujet et prend un ton vraiment aimable : « Je pense qu’il y a une solution de compromis qui pourrait vous intéresser. Vous m’écoutez, Morgan ? » Elle cherche à me faire investir dans la proposition ; je hoche de la tête et je croise mes bras, pour l’embêter vu qu’elle cherche à traduire tout mon body langage. Un moyen qu’elle sache : le compromis, c’est chercher le dénominateur commun par le bas. Une solution pauvre. « Votre dossier n’aboutira pas jusqu’aux Elites, vous le savez, je ne vous le cache pas, par contre, vous pourrez, avec votre approbation, et les résultats de notre entretien que je jugerai suffisants, obtenir le grade de sergent-instructeur. »

  Ils savent que j’aime protéger les gens… c’est mon ADN, ma fonction d’être. Mallory cassée, ils me changent le jouet des mains. C’est presque un coup bas. Mais…

« J’aurais proposé la même chose à votre place, très bien. Mais je préfère le terrain. »

  Le Wrist ne sait pas pourquoi j’ai rejoint leur rang. Ils savent beaucoup de choses, mais pas encore ça. La psy cependant, sait marquer des points :

« Le Wrist manque toujours de sergent-instructeur : si vous acquérez ce rang, vous serez bien vus, et si rejoindre les Elites est important pour vous, alors vous ne pouvez pas passer à-côté de cette promotion. De plus, tous vos traits de comportement, votre façon de vous battre, les rapports de mission, montrent que vous ferez un sergent-instructeur d’envergure. Laissez-vous une chance, Morgan, une chance de pouvoir évoluer et faire développer vos talents latents : je parie que dans quelques mois, vous ne comprendriez pas pourquoi à ce moment, vous avez hésité. De plus… » Elle se saisit d’un stylo pour jouer avec ; pour moi, c’était un signe qui voulait dire qu’elle s’aventurait dans les terrains incertains de l’argumentaire créatif. « Vous êtes quelqu’un de bon, et je ne pense pas que vous cautionnez les abus de pouvoir de certains de nos agents sur la population, et certains ordres de vos supérieurs. Si vous devenez sergent-instructeur, vous pourriez éliminer une partie de ce mal par la racine. » La petite sourit, elle sait que j’hésite, j’ai le visage trop figé ; en même temps, elle a raison sur tous les points, absolument tous les points. Et sentant que je réfléchissais déjà, elle conclut magnifiquement avec un dernier argument : « De plus, un sergent continue à faire des missions de terrain. Je dirais même plus que si vous êtes liés à votre sœur, on vous y enverra très volontiers pour faire profiter de ses nouvelles compétences. » Je remue un peu la tête :
« Faîtes comme bon vous semble, alors.
_ J’ai besoin de votre approbation. »


  Deux clics de stylo, ce dernier se tient prêt. Je déteste choisir aussi radicalement aussi vite. Mais des fois, la réflexion tourne en rond et nous fait perdre peu à peu du recul. Rien ne valait une intuition qu’on déchiffrait. Je soupire et…
« J’accepte.
_ Parfait. »
Elle note et quatre minutes plus tard, l’entretien se termine.

  Quand je me lève, que je remets ma veste en secouant les épaules, elle me demande :
« Le fait que vous voyez des explosions au test visuel, c’était vrai ou une façon de me dire de ne pas vous énerver ?
_ C’était vrai. »
C’était vrai.
« Faîtes attention à vous alors, Morgan, et ne faîtes pas de bêtise. » Elle était au moins à moitié sérieuse.
« Qu’est-ce qu’il y a docteur ? C’est un mauvais présage ?
_ Vous liez le vrai symbole à ce qui est arrivé à votre sœur, donc des explosions. Mais je pense plutôt que le vrai terme que vous recherchiez était… »
Je suis curieux, donc elle ose finir la fin de sa phrase. « … La destruction. Non ? » Quel mot incroyable… Il résonne bien  à mes oreilles : elle avait certainement raison. Je répondis crânement, du haut de mes mètres et mes tonnes :
« Ça ira, doc. Chuis balèze en destruction. »

Dans d'autres circonstances, si ma soeur n'avait pas manqué de périr d'une explosion, et qu'on avait transformé en androïde, cercueil pimpant pour bonne impression, j'aurais pu voir autre chose dans ces fiches : j'aurais pu voir Mallory, le Feu qui dresse le Métal, la vie qui (se) bat encore, Tom, l'Eau du Styx qui coule loin sous nos pieds et nous attend, Georgia, le Vent qui siffle en silence dans les tréfonds de la ville, Morgan, la Terre solide qui cherche à rassembler tout le monde sur ses épaules.





Détails
▬ AMBITION(S) DANS LA VIE : Sa première motivation était de gérer le problème des contaminés pour réduire le chaos dans la ville ; maintenant que sa sœur est devenue une androïde, son unique but, délaissant le premier, est de lui faire retrouver sa mémoire à tout prix.
▬ SES RÊVES : Morgan ne rêve plus que d’une vie tranquille maintenant, sans heurt, sans problème. Peut-être que ça passerait par quitter les Wrist après avoir réglé le problème de sa sœur. Il ne sait pas encore. Il s’entraîne à la batterie actuellement, peut-être qu’il pourrait en faire quelque chose, de tout ce temps investi dans les caisses.
▬ MEILLEUR SOUVENIR : Sa première opération de terrain (très encadrée cependant) ; après avoir douté de l’idée d’avoir intégré les Wrist, il s’est rendu compte à quel point l’adrénaline le rendait vivant. Il comprit en même temps l’importance fondamentale de gérer les contaminés, légitimant ainsi sa présence dans les forces de l’ordre.
▬ MAUVAIS SOUVENIR : L’attaque d’un contaminé dans leur maison. Autant à cause des conséquences que des responsabilités dont il était investi durant l’épisode, alors qu’il n’était pas préparé.
▬ SES PEURS : Que sa vie se transforme en châtiment de Sisyphe, qu’il ne trouve jamais la paix.
▬ PARTICULARITÉS : Fait de rocs durs, Morgan est très tourné vers lui et sa vie – cette introversion sied assez bien à son visage tout en retenu.


Opinions
▬ CE QU'IL PENSE DU DC-01 : Il ne sait pas encore comment interpréter mythologiquement son apparition, mais aucune réponse bienveillante ne lui vient à l’esprit. Le chaos qu’ils provoquent dans la société doit légitimement être combattu. Pour Morgan, les contaminés ne sont plus des humains, mais leurs ennemis les plus naturels : les premiers sont guidés par leur intelligence, et les seconds, par des pulsions négatives, ce qui les classent bien en-dessous des animaux simples.
▬ CE QU'IL PENSE DE L’ÉTAT PARISIEN : Il faut un gouvernement de base, ça, Morgan le sait, et salue ceux qui ont eu le courage de porter sur leurs épaules autant de responsabilités. Sachant qu’il perdrait tout débat rhétorique sur la pureté des intentions de l’Etat, il a décidé de ne pas verser dans la politique et d’appliquer la justice le plus moralement possible ; c’est la seule chose qu’il puisse faire à son niveau.
▬ CE QU'IL PENSE DE NOUVEAU-PARIS : La curiosité de Morgan ne dépasse pas la bulle de sa vie quotidienne ; au-delà d’accepter la situation actuelle, c’est juste qu’il n’imagine pas le monde extérieur. Il accueillerait des nouvelles d’un là-bas avec satisfaction. Mais il ne compte pas dessus.
▬ CE QU'IL PENSE DES WRISTS : S’il pense que le gouvernement est effectivement coupable de quelque travers dont il préfère ne pas s’occuper, il voit les Wrists comme un membre étatique non-gangréné, car leur objectif est absolument sain : protéger la population, notamment des contaminés. Il lui est encore plus difficile d’accepter l’ambiguïté alors qu’il aime beaucoup de ses camarades, y voyant une nouvelle fraternité à laquelle il peut s’intégrer.
▬ CE QU'IL PENSE DES ANDROÏDES : Avant que sa sœur aînée n’en devienne un, il n’avait pas réellement d’opinion, il se disait juste que c’était une façon comme une autre de mourir tout en servant les Wrists. Maintenant, il se pose tant et tant de questions qu’il n’a absolument pas d’avis tranché : une malédiction pour les proches, une mort définitive, un handicap qu’il faut surmonter, comme une amnésie absolue, une robotisation immorale ? C’est pour se débarrasser de ces questionnements qu’il s’est autant penché sur la spiritualité et la religion… sans rien trouver sinon plus de questions.
▬ CE QU'IL PENSE DES CHIMÈRES : Morgan ne devrait pas, bien sûr qu’il est au courant, mais il en a peur. Il ne comprend pas d’où elles viennent, pourquoi, comment elles se sentent, ont-elles un but, sont-elles regroupées, jusqu’où leurs pensées maintenant sont différentes de celles des êtres humains normaux (comme deux êtres sont amenés à penser différemment par les carcans de leur langage respectif), comment voient-elles les contaminés, les individus normaux ? Morgan les craint aussi par leurs capacités physiques étonnantes et hors-normes. Les contaminés sont prévisibles, les chimères, non. Le Wrist n’aime pas les chimères, Morgan se contente de cette réponse et obéit aux ordres… même s’il aurait des centaines de questions à leur poser.
▬ CE QU'IL PENSE DES KATARS : Il partage largement l’idéologie des Wrists sur ce sujet, sans sourciller, sans s’interroger. Pour Morgan, les Wrists étant le bouclier des citoyens et la réponse au déferlement de violence des sangs contaminés, les Katars sont les idiots terribles qui les empêchent de pouvoir se concentrer dessus. Morgan retourne facilement les causes et les conséquences de leurs actions : en attaquant l’Etat, ils le renforcent car ils lui donnent une légitimité à rester au pouvoir pour s’occuper d’eux ; en attaquant les Wrists pour des raisons politiques, ils provoquent ainsi le retour de bâton dont les Katars se saisiront pour les accuser à nouveau.
▬ CE QU'IL PENSE DES TEMPIUS : Morgan se méfie terriblement des Tempius, et les accuse ce dont les citoyens et les Karnaks accusent l’Etat : de profiter de leur statut pour abuser d’une autorité qui n’a pas sa place dans un tel bourbier urbain. De plus, se penchant vers la religion, il se plait à noter ses quelques incohérences et errements vis-à-vis de religions passées, afin de se prouver qu’ils ne sont que des manipulateurs passant par la foi pour s’approprier le cœur des naïfs. Il ne lui viendrait cependant pas en tête de ne pas les protéger si le danger leur piquait la nuque.
▬ CE QU'IL PENSE DES ÖLOKOGES : Ayant quelques fois imaginé les rejoindre, Morgan les apprécie naturellement. Il aime leur parler tout simplement, et n’arrive pas à les voir comme un groupe uni, plutôt comme une intelligentsia bienveillante mise au service du peuple. Il est intéressé par les travaux, les projets et les avancées scientifiques – évidemment, les concepts géniques, physiques, la quantique, la biologie et tous les autres domaines lui passent bien au-dessus de la tête.



IRL
▬ TON SURNOM/PRÉNOM : Ed
▬ TON ÂGE : 25 ans
▬ SEXE : [] Femme [XXX] Homme
▬ TA COULEUR PRÉFÉRÉE : Bleu aventure
▬ TON LIVRE PRÉFÉRÉ : Les Misérables, comme tous ceux qui l’ont lu quoi… Pour plus d’originalité, la Horde du Contrevent. Six autres romans se bousculent à cette place, qu’on n’y fasse pas attention
▬ TON(A) FILM/SÉRIE PRÉFÉRÉ(E) : Hotfuzzinterstellarscottpilgrimsnashmademoiselleinceptionlaroutedeldorado est mon film préféré.
▬ TES HOBBIES : ÉCRIRE ICI, escalade, sport, lire, apprendre des trucs intéressants, ma chaîne youtube, le théâtre, la bière, écrire, la bière.
▬ TES PASSIONS : ÉCRIRE ICI
▬ UN FRUIT ? : Une putain de pastèque.
▬ UN SPORT ? : Musculation.
▬ UNE AMBITION PARTICULIÈRE ? : Ecrivain, vivre dans un endroit cool avec mes meilleurs potes.
▬ COMMENT AS-TU DÉCOUVERT DC-01 ? De la bouche d’une conne.
▬ PERSO. ILLUSTRATEUR DE TON AVATAR : Benny, Fire Emblem
▬ UN COMMENTAIRE PARTICULIER ? Bravo pour l’univers et toute l’attention portée aux détails, ça fait plaisir et c’est à ça qu’on distingue les supers fows !
▬ CODE PRÉSENTATION : J'aime pas l'odeur que dégage le délicat fumet d'un babouin de l'espace
Drack
MessageSujet: Re: Traverser l'enfer et t'y rapporter des glaçons - Morgan McEwen Lun 6 Mar 2017 - 0:35

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S T A F F
Compétences : Gangtérisme
Bien le bonjours! Si tu as des questions n'hésite surtout pas et bienvenu parmis nous!

••••••••••••••••••••••••

Cicatrices visible:
 


Drack vous arrache le bras en #009900
Invité
MessageSujet: Re: Traverser l'enfer et t'y rapporter des glaçons - Morgan McEwen Lun 6 Mar 2017 - 1:21

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Invité
Bienvenue à toi parmi nous cher Wrist! :)

Bon courage pour ta fiche, même si t'as déjà bien avancé visiblement x)
Invité
MessageSujet: Re: Traverser l'enfer et t'y rapporter des glaçons - Morgan McEwen Lun 6 Mar 2017 - 1:23

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Invité
Hello ! Bienvenue officiellement du coup.

Ta fiche est vraiment bien, il me tarde de voir Morgan en RP.
Yahn Jemedon
MessageSujet: Re: Traverser l'enfer et t'y rapporter des glaçons - Morgan McEwen Lun 6 Mar 2017 - 7:34

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NON-JOUEUR
Compétences : Kick ass and chew bubblegum
Berdel, un tas de muscles.

Olé, et bienvenue sur le forum o/ Curieux de lire l'histoire, tiens °° ça fera pas de mal aux Wrist, un peu de force physique. *fixe les effectifs actuels puis s'en va en courant avant de prendre un coup de batte*
Lou Meister
MessageSujet: Re: Traverser l'enfer et t'y rapporter des glaçons - Morgan McEwen Lun 6 Mar 2017 - 11:31

avatar
S T A F F
Compétences : COMBAT
Bienvenue sur le forum Sergent !
Si tu as des questions, n'hésite pas, en tout cas ça m'a l'air d'être une très bonne fiche pour un début. j'attends la suite avec impatience ! :D

••••••••••••••••••••••••

Lou intimide en royalblue
Ethan Killic
MessageSujet: Re: Traverser l'enfer et t'y rapporter des glaçons - Morgan McEwen Mar 7 Mar 2017 - 19:20

avatar
S T A F F
Compétences : Armurerie (mécanique d'armement)
Bienvenu cher collègue Wrist !

Bientôt, nous vaincrons et écraserons toute résistance futile ! \o/

••••••••••••••••••••••••

Ethan te décontamine en : ff9900

Juce Borson
MessageSujet: Re: Traverser l'enfer et t'y rapporter des glaçons - Morgan McEwen Mer 8 Mar 2017 - 10:45

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N E W B I E
Compétences : Combat // Premiers soins
Salut à toi camarade Wrist et bienvenue parmi nous !!!
Invité
MessageSujet: Re: Traverser l'enfer et t'y rapporter des glaçons - Morgan McEwen Dim 12 Mar 2017 - 18:19

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Invité
Merci beaucoup pour les commentaires et les souhaits !

Ma fiche est terminée, et en attente de validation !
Merci d'avance pour les lecteurs
Desya Austen
MessageSujet: Re: Traverser l'enfer et t'y rapporter des glaçons - Morgan McEwen Dim 12 Mar 2017 - 19:44

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NON-JOUEUR
Avec un peu de retard, mais bienvenue à toi ! Amuse-toi bien ici, et bon courage pour ta fiche, qui a effectivement l'air prometteuse !
Invité
MessageSujet: Re: Traverser l'enfer et t'y rapporter des glaçons - Morgan McEwen Lun 13 Mar 2017 - 22:39

avatar
Invité
Re-bonjour, et à la vue de cette fiche terminée, bienvenue à toi officiellement!
(Je n'avais pas vu qu'elle était prête du coup! )

Je m'en charge de suite! ;)
Invité
MessageSujet: Re: Traverser l'enfer et t'y rapporter des glaçons - Morgan McEwen Lun 13 Mar 2017 - 23:32

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Invité
Validation OK !


   


Et voilà! Encore toutes mes excuses pour cette attente!

Bon. Tout est bon selon moi, rien à redire, on a encore une histoire entièrement rédigée et complémentaire à celle d'ADA. C'est agréable. Encore une fois, oserais-je dire. J'aime bien ton style d'écriture, plutôt penché poésie pour le coup.

Avec une pointe de drame concernant la famille, Georgia et ADA pour le coup. Morgan a un caractère très terre à terre qui tranche un peu ce que j'ai pu voir jusque-là. ^^

A titre personnel, je n'ai pas eu de soucis à me repérer dans l'histoire, tu as donc toute ma validation!

En ce qui concerne les armes, je ne vois de quoi te priver du panel que tu utilises, en étant Wrist ou Katar, ton choix me parait cohérent. Fais attention tout de même au nombre d'armes que tu transporteras inRP. Ce n'est qu'un simple rappel mais je te fais plutôt confiance là-dessus. ^^

En tout cas, on a une armée haute en couleur, c'est très sympa!

Au plaisir de te retrouver inRP et bonne survie. ^^ 

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Invité
MessageSujet: Re: Traverser l'enfer et t'y rapporter des glaçons - Morgan McEwen Mar 14 Mar 2017 - 0:22

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Invité
Merci beaucoup, c'est un plaisir ^^
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MessageSujet: Re: Traverser l'enfer et t'y rapporter des glaçons - Morgan McEwen

Traverser l'enfer et t'y rapporter des glaçons - Morgan McEwen

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