RECUEIL II ◘ NOUVEAU-PARIS : LA QUÊTE DU POUVOIR



 
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RECUEIL II ◘ NOUVEAU-PARIS : LA QUÊTE DU POUVOIR

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Maître des Jeux
MessageSujet: RECUEIL II ◘ NOUVEAU-PARIS : LA QUÊTE DU POUVOIR Ven 14 Oct 2016 - 10:05

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MDJ
NOUVEAU-PARIS : RECUEIL II

LA QUÊTE DU POUVOIR




RECUEIL I : L'HISTOIRE DU MAL


Chapitre 1 : l'après catastrophe

Veuillez passer la souris sur les mots en rouge pour avoir plus d'informations à leur sujet.  Coeur


Palais de Justice - 10 janvier 3002

Il fut décidé d'interrompre les travaux sur la Galerie Souterraine. Celle-ci, bien qu'ayant relâché le monstre, n'était pas complètement déblayée. Après vérification, rien d'autre ne s'échappa. Ce qui se trouvait derrière les roches de la Galerie Souterraine demeure et demeurera un mystère.

Sebastian McStillman, en raison de l'échec total de la mission concernant la Galerie Souterraine, mais aussi pour le meurtre de l'ancien commandant des armées Wrists, Arnaud Lambert, fut envoyé en prison sous réserve d'un jugement adéquat.

Ulrich Sandvik fut contraint d'accepter son poste de Précepteur au sein de l’État Provisoire. Il remplace dès à présent la regrettée Marie-Agathe Belancourt. Dès à présent, l’État Provisoire a l’œil sur la réserve Ölokoge et ses recherches. Ulrich est présenté comme un sauveur aux yeux du peuple mais il est en vérité presque un otage pour que l’État puisse garder une main de fer sur le réserve Ölokoge. Ulrich en a conscience mais il n'a pas hésité à se "sacrifier" pour sauver la réserve et sa sœur.


Palais de Justice - 11 janvier 3002

L'efficacité démontrée par Prototype A² et l'androïde EVE furent loués et l’État Provisoire, qui décida d'autoriser Marc Stavinson a en déployer plus pour assurer la sécurité de la ville. Cependant ces êtres robotiques seront soumis à des règles strictes instaurées par les Wrist, notamment par le nouveau Général Wrist lorsqu'il sera désigné. Félicitations, vous avez débloqué la classe "ANDROÏDE".


Centre Pénitencier - 1 février 3002

Suite à ce qu'il s'est passé. Les Katars pensent qu'il serait peut-être plus judicieux de déplacer leur camp, étant donné que le quartier abandonné s'était effondré en partie. L'immeuble Katar, heureusement, avait échappé à ces conséquences monstrueuses mais par mesure de sécurité, mais aussi pour garantir leur efficacité, Violette Simonnet envoya des éclaireurs en quête d'un nouveau QG.
Bien cachée, Violette sortit en ville pour la première fois depuis longtemps. Elle était sortie sans personne, elle n'avait pas besoin de chien de garde pour aller là où elle allait. Elle se dirigea vers la prison après avoir eut vent de ce qu'il s'était passé. C'était un beau retournement de situation. Lorsqu'elle se heurta aux policiers, ces derniers ne virent que son déguisement : une jolie perruque blonde, des lentilles vertes. Elle avait même osé le maquillage pour le parfaire. Une fausse carte, des yeux innocents. Elle savait y faire, elle connaissait. C'était facile. Alors, on l'a laissé entrer. Pendant quelques minutes, on lui avait expliqué les règles à respecter en prison, puis enfin la porte intérieure s'était ouverte.

La femme se glissa dans le couloir sombre, ignorant les autres détenus. Elle alla jusqu'au fond, s'approchant d'une cellule isolée. Lorsqu'elle arriva face à la cellule, l'homme se trouvant l'intérieur, était assis contre le mur, la mine sombre. Il ne releva même pas la tête pour voir qui lui rendait visite. Quel faiblard. pensa t-elle aussitôt mais elle s’abstint de tout commentaire à haute voix. Elle le contempla pendant de longues minutes, le temps qu'il fallut à l'homme, lassée de cette attente, pour relever les yeux vers elle. Il ne l'a reconnu pas sur le coup.
« Tu as bien triste mine, McStillman. », fit-elle en plissant les yeux. En entendant le timbre de sa voix, l'homme écarquilla les yeux.
« V..Violet- ... ? » commença t-il mais elle mit un doigt sur sa bouche pour lui intimer le silence d'un air sévère. Comment avait-elle fait pour venir jusqu'ici ? Il l'ignorait. Il ne savait surtout pas pourquoi elle venait lui rendre visite. Que fais-tu ici ? »
« Je viens voir ton échec de mes propres yeux », commença t-elle froidement. Elle fronça finalement les sourcils et détourna les yeux, « Cela fait quoi ? ... Un peu plus de dix ans que nous nous sommes pas vus. Dix ans qu'on se fait la guerre, et tu as perdu », fit-elle en mettant ses poings sur les hanches. Le détenu soupira et ses épaules s'affaissèrent.
« Si c'est pour me faire la leçon, j'en ai assez eu, tu peux partir. » Répondit-il avec un regard sévère vers son ancienne camarade. Il détourna ensuite les yeux, il n'avait presque plus envie de se battre. Finalement... « Mais tu as raison, je suis vaincu. Je suis tombé dans leur piège. » Répondit-il néanmoins.
« A l'époque, tu aurais dû venir avec moi. Tu vois où ça t'a mené. Je te l'avais dis. Les Wrists sont maudits. » Dit-elle avec une hargne qu'il n'avait connu qu'une fois. Sebastian l'observa un instant. En la fixant, il la revoyait plus jeune. Ils se revoyaient en mission avec elle et Peter. Il secoua la tête comme pour sortir ces souvenirs de sa tête.
« Non, ce n'est pas la bonne solution. » Déclara t-il avec un air fatigué.
« Tuer des chimères c'est la solution peut-être ? Ne rien faire pendant que des innocents meurent tous les jours ? Que des personnes deviennent ces monstres ? » Enchaîna t-elle en s'approchant des barreaux, furieuse. Comment osait-il avoir un tel discours devant elle ? Mais Sebastian ne se démonta pas. Il se redressa lentement pour lui faire face.
« Tu peux parler ! Ton groupe passe plus de temps à tuer mes hommes qu'autre chose ! Vous sacrifiez des gens pour votre stupide cause ! » Déclara t-il, tout aussi furieux.
« Nous agissons, nous au moins. Nous n'obéissons pas à des stupides lois. » Rétorqua t-elle de plus belle. Sebastian se prit la tête dans ses mains.
« ASSEZ ! ... Tu es venue dans le seul but de me torturer ? » S'exclama t-il soudainement avec désespoir. « Je n'ai jamais voulu tuer tous ces gens. Mais pire que ces lois, il y a l'anarchie. Il faut que tu le comprennes. ...  ... Ça ne te suffit pas de me voir derrière les barreaux ? Tu veux que je fasse quoi ? Que je te supplie peut-être ? », souffla t-il, à bout. Il s'assit sur son matelas les yeux rivés sur le sol. Violette sembla avoir une once de regret dans le regard mais ce dernier redevint aussi dur que la pierre. Elle détourna la tête silencieusement.
« Tu parlais de piège. Quel piège ? » Déclara t-elle finalement pour changer de sujet. Un garde lui annonça que la visite était bientôt terminée. Elle retourna son attention sur McStillman qui demeurait dans un silence de mort.
« Ce serait trop long à expliquer. Il faut que tu fasses attention. Ils se regroupent... Les contaminés. Ils ne sont pas ce qu'on semble croire. », expliqua t-il, « je soupçonne les Tempius d'être de mèche avec eux. » Enchaîna t-il finalement. Violette haussa les épaules.
« Pff, ces faibles. Mais tu marques un point. Je me méfie d'eux depuis le début. » Répondit-elle après réflexion. Maintenant qu'elle avait soutiré quelques informations, elle pourrait orienter mieux son groupe après avoir trouver un nouveau QG. Elle s'apprêta à partir lorsqu'elle entendit un mouvement provenir de derrière les barreaux. McStillman s'était précipité contre les barreaux pour la regarder. Son regard était devenu très triste, presque suppliant.
« Ils vont découvrir que Eliana est ... . Je t'en prie, sauve ma soeur. Je me fiche de mon sort, mais ne la laisse pas mourir. » Déclara t-il la gorge nouée. Violette lui jeta un dernier regard empli de plusieurs émotions. Eliana McStillman, la petite sœur de Sebastian. Bien sûr qu'elle la connaissait. Sans répondre, elle fit volte-face et partit sans demander son reste. Sebastian se laissa glisser le long des barreaux. Eliana... Pourvu que tu ailles bien.


Entreprise de Recyclage - 2 février 3002

M. Simuns, chef de l'entreprise de recyclage de la ville qui avait déployé plusieurs de ses chimères esclaves pour aider dans le déblaiement de son entreprise est furieux ! Nombres de ses esclaves ont disparues ou morts. Il compte capturer de nouvelles chimères pour remplacer celles ayant disparues. Une fois que ses équipes en auront trouvé, car il le sait, les chimères sont nombreuses dans Nouveau-Paris désormais, ils procéderont comme à d'habitude :

D'abord les torturer si elles refusent de travailler pour lui.
Si elles se rebellent et continuent de se rebeller, il les éliminera pour en chercher d'autres. Après tout rien ne l'oblige à garder ces rebelles en vie, elles ne feraient que le gêner.
Il n'hésitera pas à demander quelques services à la Pègre (sous réserve de ne pas toucher à LEURS chimères) pour en chercher. La Pègre, tant qu'elle est payée, cela ne leur pose aucun soucis, bien au contraire.


Quartier Général Wrist - 4 février 3002

Après le désastre de la mission dans les bas-fonds, le meurtre d'Arnaud Lambert, la mort de Marie-Agathe et des autres nombreuses victimes, l'administration mit un temps avant de nommer un nouveau chef Wrist. Plusieurs Wrists furent présenté pour remplacé l'ancien commandant des armées désormais en prison.

Les morts furent enterrés et pleurés. Le QG Wrist, après la disparition subite de Sebastian McStillman de son poste, mit un temps à s'en remettre. Le Conseil Wrist sans son leader resta sans chef. Les Wrists continuaient leurs missions quotidiennes en attendant qu'une nouvelle personne soit nommée. Pendant un mois. Le temps pour l'administration de faire son travail et qu'une nouvelle personne Wrist soit nommée. Tous s'attendait à ce que ce soit un Wrist qui prenne la tête, au moins un membre du Conseil Wrist, mais il en fut décidé autrement. C'est l'un des juges (ou ex-juges maintenant), qui prit la tête de l'armée Wrist. Avec lui, de nouvelles conditions de travail.
Adam Van. Nemesis, vêtu d'un costume de commandant, se tenait face à l'armée Wrist. Son regard était glacial et presque détaché. Le conseil Wrist présent à ses côtés ne mimait pas un mot.
« Certains d'entre vous doute de mon efficacité au sein du QG. Certains d'entre vous ne tolèrent pas que ce ne soit pas un Wrist qui en prenne la tête. Je vous le dis de suite : je ne suis pas là pour vous plaire. Ma mission est de m'assurer du bon fonctionnement de cette armée. Mission que votre ancien commandant a lamentablement échoué. Je suis ici pour remettre de l'ordre. » Il fit une brève pause après avoir balayé la salle du regard, « tant que vous obéirez à ce que je vous ordonne de faire, tout se passera bien. Ceux qui désobéissent aux ordres, ceux qui les contredisent n'ont rien à faire ici. Vous êtes une armée puissante et pourtant votre popularité est très basse depuis longtemps. Votre devoir est de ré-hausser votre honneur. Vous réussirez si vous me suivez. » Quelques exclamations se firent entendre, certains Wrist étaient heureux de cette nouvelle
« ... Je vais me consacrer pendant ce mois à la restauration et à la modification de certaines règles de ce QG, en compagnie du Conseil Wrist. Vos missions, bien entendu, continueront. Aucun écart aux nouvelles règles ne sera toléré. Maintenant rompez. »


Nouveau-Paris - 12 février 3002

Depuis quelques semaines, des affiches ont été placardées un peu partout dans les rues. Après ces temps difficiles pour tous, l’État Provisoire a décidé, en prévision de l'été, pour la première fois depuis au moins 50 ans, de faire des aménagements au niveau de la rivière, à l'extérieur de Nouveau-Paris, pour y faire de petites plages qui seront solidement gardées par les Wrists. Ces plages seront situées non loin du QG.
Les zone seront déblayées et nettoyées tandis que cette partie de la rivière se verra filtrée et elle aussi nettoyée.
Les travaux devraient normalement se terminer pour la mi-mai selon les intempéries et obstacles rencontrés. Des troupes Wrists ainsi que des Prototypes seront mobilisés pour garder la petite zone, loin d'eux l'idée de refaire le même échec qu'avec la Galerie Souterraine.


A suivre !
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MessageSujet: Re: RECUEIL II ◘ NOUVEAU-PARIS : LA QUÊTE DU POUVOIR Mer 1 Fév 2017 - 15:40

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MDJ
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Chapitre 2 : Conférence Tempius

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Personnalité présente

Erlando Canaralo


Vovh ▬ Dirigeant des Tempius



Chef des Tempius et haut placé, il est évident que le Vovh est la personnalité far de cette conférence.
Fiche d'Erlando Canaralo ▬ Vovh


Autre

Foule


Tempius / Citoyens



Nombre de fidèles Tempius et de Citoyen curieux sont venus assister à la conférence.




Cathédrale Notre-Dame de Paris - 02 février 3002

A 15h00 de l'après-midi, après la messe Tempius, les citoyens furent invités à assister à un discours de Erlando Canaralo. Le Vovh avait obtenu l'autorisation de l'Etat Provisoire en cette date du 2 février 3002, pour faire un discours sur la tragédie du 18 décembre 3001.
Dans la cathédrale, il y avait foule, bon nombre de partisans ou de personnes curieuses étaient arrivés pour entendre les paroles de celui dont la réputation n'était plus à faire.
Lorsque ce dernier se présenta devant la foule sur sa petite estrade, entourée de Wrists, spécialement convoqués ici pour la sécurité, la foule se tût. Tous retinrent leur respiration lorsque Erlando prit la parole :

« Mes chers frères et mes chères sœurs. Aujourd'hui est un jour particulier où nous pleurons les victimes de l'accident lié à la mission de la Galerie Souterraine. Cette date a été choisie en accord avec l’État Provisoire pour que nous puissions honorer la mémoire des victimes, mais aussi de ceux qui ont essayé d'empêcher cette catastrophe ce jour-là. » Commença t-il d'une voix mélodieuse qui imposait malgré tout le silence. Il balaya l'assemblée de son regard vermeille un petit instant et reprit, rapprochant le micro, pour que même ceux n'ayant pas pu entrer dans la cathédrale, puisse entendre :

« Nous autres, Tempius, avions vu ce qui allait arriver, nous avons tenté de les en empêcher mais ils ne nous ont pas écouté. Ils ne m'ont pas écouté. », Dit-il avec une certaine difficilté, il ferma douloureusement les yeux, et certains de ses adeptes furent peiné de le voir ainsi souffrir, quelques citoyens le furent aussi, emportés par le flot de vérité, « Ainsi le 18 décembre 3001 sera marqué par notre douleur à tous. Le jour où le courroux divin s'est abattu sur notre ville et qui causa de nombreuses morts. La parole de notre Seigneur est impitoyable et irréversible. Il avait été prédit que la Galerie Souterraine ne serrait pas ouverte. Il a été prédit que si nous nous en approchions le chaos règnerait en ce jour rouge. Cette prédiction s'est avérée vraie : ce monstre venu tous droits des enfers a semé le doutes et la peur dans vos cœurs. Notre échec a entraîné la colère de notre Dieu. Il a emporté avec lui beaucoup de personnes. Trop de personnes... » Quelques exclamations et pleurs se firent entendre dans l'assemblée, il tourna son regard vers les vitraux tout en continuant son discours :

« Les remparts de cette ville ne doivent pas être abaissées. Nous ne devons pas sortir, tel est l'ordre de notre Seigneur. Nous devons nous plier à sa volonté, obéir à ce qu'il nous demande de faire et un jour, le monde renaîtra de ses cendres. Nous serons les rescapés du Cataclysme. Je le sens, plus proche que jamais ! Pliez vous devant la justice éternelle. Craignez la fureur divine. Moi le porte-parole du Dieu Tempos, je me livre à vous ! Livrez-vous à moi, mes chers frères et sœurs. » Le Vovh leva les bras, tendant les mains vers la lumière des vitraux. Quelques applaudissements s’élevèrent mais l'albinos les firent cesser d'un mouvement paisible de la main avant de reprendre de plus belle.

« Cessez de croire en cet espoir de protection vaine. Laissez le fléau de notre Dieu faire son devoir. Abandonnez ceux qui vous trahissent et vous manipulent depuis trop longtemps déjà. Arrêtez de vous battre contre un courant trop fort pour vous. Ne vous épuisez pas. Ce n'est pas nécessaire. Nous sommes la réponse à vos doutes, à votre désespoir, à votre peine.
Le Jour du Renouveau arrive à grand pas, il n'est pas trop tard pour que vous fassiez parti du Nouveau Monde. Rêvez d'un monde où la Vie et l'Amour renaîtront. Il n'est pas trop tard pour se faire pardonner par notre Seigneur.
» Quelques chuchotements s'élevèrent encore, et d'un geste théâtral, Erlando acheva son discours, balayant une nouvelle fois l'assemblée de son regard paisible et serein, dissipant le doute des derniers septiques :

« Le temps n'est pas à la séparation. Le temps est au rassemblement. Plus nous serons nombreux, plus nous pourrons protéger les ignorants, plus nous pourront avancer le jour du Renouveau.
Libérez-vous de vos chaînes, abandonnez-vous à la Toute Puissance.
» Acheva t-il en faisant une brève révérence vers l'assemblée, comme humble remerciement de leur attention. Des tonnerres d'applaudissements accueillirent la fin de son discours. Beaucoup semblait croire en sa pureté, en la véracité de ses paroles. Après avoir vécu ces terribles pertes, beaucoup de personnes, qui jusqu'ici ne croyaient pas à toute cette mascarade, se laissèrent tenter par les belles paroles du Vovh.

Votre personnage est libre d'avoir assisté à ce discours.
Votre personnage a pu se laisser tenté. Il peut rejoindre les rangs Tempius à la fin de ce discours ou un peu plus tard s'il le souhaite.
Faites-en la demande au Staff.



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MessageSujet: Re: RECUEIL II ◘ NOUVEAU-PARIS : LA QUÊTE DU POUVOIR Mer 17 Mai 2017 - 16:42

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MDJ
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Chapitre 3 : Le début de la lutte



[SECTION TEMPIUS] Temple Tempius - 29 mars 3002

Depuis le discours du Vovh, en un mois, l'effectif des Tempius s'est vu doubler. Qu'importe les raisons pour lesquelles les citoyens rejoignent leurs rangs. Le constat est là, le groupe Tempius prend énormément d'ampleur et même l'Etat commence à défaillir devant eux. En effet, les Tempius sont désormais placés sous haute sécurité, par des Androïdes eux-mêmes, postés devant le Temple et suivant les déplacements du Vovh. En ville, ceux-ci reconnaîtrons les Tempius fichés et leurs porteront aides et soutiens si nécessaire.
En ce 29 mars, devant Notre-Dame de Nouveau-Paris, un bûcher a eu lieu sous les clameurs des Tempius...
Pour plus d'informations, rendez-vous dans votre section dédiée.

Cathédrale Notre-Dame de Paris - 29 mars 3002

En ce 29 mars, devant Notre-Dame de Nouveau-Paris, un bûcher a eu lieu sous les clameurs des Tempius...
En effet, les citoyens sur place auront pu apercevoir une femme se faire brûler vive. Sa seule faute aura été de donner la vie à une chimère qui aura également été exécuté un peu plus tôt.
Bientôt un sentiment de révolte s'emparera de ceux qui souhaiteront arrêtez ces atrocités, les autres se confondront dans la peur et n'oseront pas riposter et continueront leur vie comme si de rien était.

En attendant, Sebastian McStillman est toujours maintenu en prison, apparemment son jugement n'a toujours pas été prononcé. Mais pour combien de temps encore ?

Les travaux avancent toujours. Il est dit que les travaux concernant la "plage" de Nouveau-Paris serait prête pour Juillet 3002.

[SECTION WRIST] [SECTION ANDROÏDE] QG Wrist - 01 avril 3002

Les nouvelles réformes ont été mise en place au QG Wrist suite à la réunion du Conseil Wrist avec leurs membres de l'armée. Un papier officiel attestant de nouvelles réformes ont été affiché à la vue de tous Wrist et distribué en main propre. Aucun écart ne sera toléré.
Les androïdes auront été convoqué par Mark Stavinson
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[SECTION KATAR] (nouveau) QG Katar - 03 avril 3002

Les Katars s'étaient fait petits ces derniers temps, il faut dire que suite à la chute de l'île flottante et aux dégâts causés, ces derniers ont pris le temps de se regrouper convenablement et trouver un nouvel immeuble.
Suite à cela, la Queen convoquera les membres du groupe pour un petit topo de la situation et de proposer de reprendre leurs activités de manière plus audacieuse.
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[SECTION ÖLOKOGE] Réserve Ölokoge - 07 avril 3002

Les Ölokoges se regroupent eux-aussi, bien décidé à ne pas se laisser faire. Sous la seule tutelle de Harlia qui les encourage. Cette dernière aura reçu un courrier de son frère.
Spoiler:
 
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MessageSujet: Re: RECUEIL II ◘ NOUVEAU-PARIS : LA QUÊTE DU POUVOIR Mer 23 Aoû 2017 - 20:34

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Chapitre 4 : Lorsque la Religion croise la

Science...

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Personnalités présentes

Harlia Sandvik


Héritière du Comité ▬ Dirigeante des Ölokoges



Elle mène les Ölokoges seule depuis que son frère est devenu Précepteur. Elle souhaite aider les chimères.
Fiche de Harlia Sandvik ▬ Héritière du Comité

Erlando Canaralo


Vovh ▬ Dirigeant des Tempius



Chef des Tempius et haut placé, il est invité.
Fiche d'Erlando Canaralo ▬ Vovh




Réserve Ölokoge - 11 avril 3002

Voilà quelques temps que Ulrich Sandvik était parti de la réserve pour son nouveau rôle de précepteur. Harlia continuait tant bien que mal à gérer la réserve avec l'aide de volontaires. Mais ce n'était plus pareil et Harlia désespérait sans son frère. Elle passa une main dans ses longs cheveux blonds et s'assit une fois de plus à son bureau qu'elle partageait il y a quelques temps encore avec son frère. Suite à une réunion avec les Ölokoges, elle avait prit une décision plutôt difficile, cette décision ne faisait pas l'unanimité mais elle lui semblait nécessaire. Et puis qui ne tentait rien n'avait rien... Comme il était dit.
Devant la feuille blanche, Harlia s'empara d'un stylo et se mit à écrire quelques lignes. Elle arracha la feuille et se remit à écrire sur une autre. Les feuilles défilèrent ainsi de suite, et mal à l'aise avec cette idée, elle se contenta d'écrire maladroitement mais le plus simplement possible. Pas besoin de rentrer dans des détails superflus, c'était inutile et il n'y ferait même pas attention.
Une fois cachetée de l'emblème Ölokoge, elle s'empara de l'enveloppe et la transmit au service distribuant le courrier. Harlia se mit à douter mais il était déjà trop tard.

Temple Tempius - 12 avril 3002

« Vovh Canaralo ! Vovh Canaralo ! » s'écria un Tempius qui se précipitait au bureau de ledit Vovh. Erlando releva le nez de livres divers, il était en train d'écrire une petite missive, mais l'arrivée impromptue de l'un de ces disciple l'obligea à poser son stylo. Il s'appuya contre le dossier de sa chaise et même si l'envie n'y était pas, il lui sourit aimablement.
« Que se passe t-il ? » S'enquit-il en plissant les yeux en voyant le jeune homme accourir devant son bureau, en sueur. Il lui tendit une enveloppe.

« L'un des conseillers m'a demandé de vous l'apporter. Cela provient de la réserve Ölokoge ! » S'exclama t-il de plus belle, fier de servir le Vovh. Ce dernier baissa les yeux vers l'enveloppe. Ce n'était que cela ? Il s'empêcha de lever les yeux au ciel au dernier moment, mordant l'intérieur de sa joue pour ne pas soupirer de mauvaise grâce. Il lui répondit simplement :

« Bien, posez-la ici, Lucas. Je la lirais plus tard. » Dit-il en baissant de nouveau les yeux vers sa missive. Il la reprit aussitôt coupant net la conversation. Le dénommé Lucas la posa sur le bureau et après un bref regard vers le Vovh, s'en alla. Au moment où il passa la porte, il entendit que Erlando prononçait son nom.

« Lucas. » Entendit-il, il s'arrêta et se retourna.
« Oui ? » Demanda t-il avec une certaine curiosité. Peut-être que le Vovh avait une mission à lui confier ?

« … Merci. » Termina le Vovh en le regardant un instant. Puis il retourna à sa missive. Lucas parut surpris, puis s'en alla sans un mot de plus, un peu troublé.

Le temps passa et Erlando continuait ses écrits, parfois il se levait et prenait des livres de sa bibliothèque personnelle. Il s'était levé assez tôt pour travailler le plus efficacement possible, et bientôt la messe du midi arriva. Il quitta son bureau pour s'y rendre, dans l'après-midi, il se promena dans le temple où il faisait bon d'y vivre. Il salua plusieurs partisans avec toujours la même sagesse. Il s'amusa même avec quelques enfants à l'insu des conseillers, jouant au ballon avec eux, finalement, l'un des conseillers le remarqua et il cessa toute activité avec les enfants, lâchant le ballon qu'il tenait dans ses mains. Personne ne devait toucher le Vovh, et même si les enfants le respectaient, c'était mal vu de le fréquenter ainsi. Il s'éloigna en reprenant un masque de froideur qu'il arborait lorsqu'il était contrarié. La vie au temple était paisible mais pas de tout repos et il le savait bien. Les conseillers étaient particulièrement à cran ces temps-ci, il ne cessait de guetter ses moindres faits et gestes. Ils étaient pressés trop pressés. Il avait bien envie de monter à la tête de Paris, mais tout se faisait en temps et en heure, là il n'était pas encore temps, et ces conseillers ne semblaient pas le comprendre. Il soupira et passa le reste de sa journée dans un coin reculé à contempler un arbre, lassé.

Lorsqu'il rentra dans son bureau au soir, il se sentit bien. Ici, presque personne ne le dérangeait, c'était un lieu de paix. Il s'avachit sur sa chaise, mettant son dos contre le dossier, la tête penchée en arrière avec un long soupir, il tourna un peu sur siège en laissant un peu de temps passer. Mais il devait se remettre au travail, finir ces quelques petits écrits qu'il avait bien avancé ce matin. Alors qu'il se redressa pour se remettre au travail, un détail attira son attention. La lettre.

C'est vrai qu'il avait oublié d'en lire le contenu. Il s'en empara passivement. Que lui voulait la Réserve ? Il n'était jamais entré en contact direct avec eux, ce n'était pas maintenant que ça allait commencer. Il ouvrit l'enveloppe et déplia la lettre.

Vovh Canaralo,

Je souhaiterais vous rencontrer pour une entrevue à la Réserve, j'aimerais aborder quelques sujets importants avec vous. J'aurais également le plaisir de vous faire visiter les locaux si vous le souhaitez.

Je vous attendrais le 14 avril, dans l'après-midi.

Bien à vous,

Harlia SANDVIK.


Erlando arqua un sourcil. Harlia Sandvik lui écrivait. La responsable de tous ces scientifiques écrivait au chef d'une religion. Il se caressa le menton avec un air dubitatif. C'était le monde à l'envers. Depuis quand la science voulait rencontrer la religion ? C'était une requête étrange et peu claire qui titillait sa curiosité. Le rendez-vous était dans deux jours, il avait tout le temps d'y réfléchir et d'y envoyer quelqu'un à sa place s'il faut.

Réserve Ölokoge - 14 avril 3002

Le 14 avril, Harlia tournait en rond dans son bureau. A présent elle regrettait d'avoir envoyé cette invitation au Vovh. Que lui avait-il prit ? Le désespoir de cause certainement. Elle en était venue à essayer de convaincre le Vovh ou plutôt son émissaire. Il ne prendrait jamais le risque de venir lui-même, et même il ne prendrait pas la peine de s'attarder au pauvre petit groupe Ölokoge. Qu'en avait-il à faire ?
Harlia s'écroula presque sur sa chaise de bureau pendant plus d'une demie-heure, puis se mit au travail. L'acharnée ne vit pas le temps passer, tellement passer qu'elle n'espérait plus l'arriver de cet émissaire. Le soleil commençait à décliner, elle se frotta dans les yeux, un peu fatiguée, lorsque quelque chose attira son attention.

« Faites place ! » Tonna une voix forte et inconnue provenant de l'extérieur, Harlia releva la tête, tirée de ses pensées et s'approcha de la fenêtre pour regarder. Elle écarquilla les yeux, prise au dépourvu.
Dehors, entouré d'hommes aux tenues propre au temple, le Vovh marchait dans la cour de la réserve et semblait tenir un papier dans ses mains.

Harlia se précipita dehors pour l'accueillir. Elle arriva presque en courant en se présentant directement devant le Vovh mais deux hommes se mirent en travers de son chemin tandis que les chuchotements de plusieurs Ölokoges aux alentours se faisaient entendre. Elle fit une moue devant les deux hommes qui la toisaient des yeux. Elle essaya d'apercevoir Erlando sans succès.

« Je suis venu rencontrer Mademoiselle Sandvik. » S'exclama Erlando assez fort en cherchant la demoiselle du regard. Il ne savait plus vraiment à quoi elle ressemblait. La dernière fois qu'il avait aperçu les jumeaux Sandvik, c'était au procès du projet CHIMERA et ils avaient été très discrets. Son regard se posa finalement sur une main secouée derrière les deux colosses qui gardaient l'espace devant lui. Il leur demanda de se reculer et il posa les yeux sur la blonde. Il plissa quelques peu les yeux et fit un effort pour se remémorer.

« Bonsoir Vovh Canaralo, je ne vous attendais plus... » Dit-elle en zieutant les deux colosses qui s'écartèrent. Erlando pencha légèrement la tête sur le côté.
« Bonsoir, mademoiselle Sandvik. ... J'ai eu une journée chargée. Si c'est trop tard, je peux toujours partir si vous n'avez aucune envie de me recevoir. » Expliqua t-il en mimant un volte-face, elle leva la main.
« Non non ! Ce n'est pas ça... » Expliqua t-elle. Elle regarda un peu autour d'elle.
« Allons-y. » Elle commença à marcher jusque l'entrée du bâtiment et s'aperçut qu'il ne la suivait pas, lui et son petit cortège. Elle sembla interpellée et il lui répondit avant qu'elle ne parle.
« Où ça, au juste ? » Dit-il en arquant un sourcil, regardant de tous les côtés. Ici dans cette Réserve, il ne se sentait pas vraiment en terrain conquis, il n'y avait qu'à voir les regards de certains Ölokoges.

« Dans mon bureau, nous aurons la paix là-bas. » Répondit Harlia avant de tourner les talons, et enfin, le cortège Tempius suivit.

Une fois devant, Erlando leva la main vers ceux qui l'accompagnait. Il entra seul dans la pièce et ferma la porte pour plus d'intimité alors que Harlia se mettait derrière son bureau. Elle lui désigna un petit canapé de la main, là où le Vovh s'installa. Harlia sembla tout à coup nerveuse. Il était dans son bureau. Et si les choses se dégradaient ? Est-ce que la Réserve y survivrait ? Si seulement Ulrich était là...

« Donc... » Commença Erlando en prenant un peu plus ses aises, il observa la pièce beaucoup moins garnie et moins prestigieuses que les pièces du temple. Il n'en fit aucun commentaire et poursuivit sa lancée.
« Vous souhaitez me parler si j'ai bien compris votre message. » Dit-il en montrant la lettre qu'il tenait jusqu'à présent.

Harlia déglutit.

« En effet... » Elle contourna son bureau et vint s'adosser à celui-ci, gardant une distance convenable.
« Vous n'êtes pas venu accompagné d'Androïdes ? Vous n'avez pas peur de traverser la ville comme ça ? » Demanda t-elle finalement pour entamer une conversation. Erlando salua son observation et mit un petit instant à lui répondre avec un sourire énigmatique.
« Mes hommes sont hautement qualifiés. Inutile de vous inquiéter de ma sécurité. » Lâcha t-il en se repositionnant, il la darda d'un regard certain, presque flatté. Piquée au vif, Harlia serra les poings.
« Non, ce n'est pas... Je trouvais ça juste étrange, je veux dire. Avec tout ce qui arrive en ce moment, ne pas prendre d'Androïde mit à votre disposition, avec les contaminés... » S'exclama t-elle en détournant les yeux, ce qui agrandit le sourire d'Erlando qui chercha son regard, qu'elle lui refusa, pendant un bref instant.
« Je n'ai pas besoin de ces Androïdes. » Expliqua t-il finalement. « Ils sont juste un moyen pour l’État de garder un œil sur moi, voilà tout. » Finit-il par lâcher non sans un certain dédain.

Alors eux aussi, malgré tout, ils étaient surveillés ? Harlia n'y croyait pas. Erlando observa son expression et se sentit obligé de lui apporter davantage d'explication.

« L’État ne m'aime guère. Il prétend m'aimer et suivre certaines de mes actions parce que j'ai un pouvoir qu'il n'a pas sur le peuple. Mais s'il pouvait m'assassiner... » Souffla t-il en caressant le bandeau à son œil, un peu pensif.

« ... Il le ferait. Mais dans l'immédiat, l’État a besoin de moi. » Termina t-il, tandis qu'Harlia disposait de deux verres sur la table basse devant le canapé. Elle ouvrit un placard et sortit un alcool qu'elle servit tout de suite, sans le regarder, elle déclara :

« J'ai besoin de vous. » Fit-elle en prenant son verre, venant s'asseoir à côté d'Erlando qui s'empara lui-même de son verre. Il arqua un sourcil surpris, puis après une gorgée :
« Voyez-vous ça. » Fit-il, ce qui vexa Harlia qui ne le montra pas, elle posa son verre et se tourna vers lui pour lui parler avec plus de franchise.

« Vovh Canaralo, je... » Commença la blonde, « Comme vous l'avez dis, vous avez une influence sur le peuple. Et j'en ai besoin. » Finit-elle par déclarer. Erlando dodelina de la tête, peu convaincu.
« A quel sujet ? » Dit-il en la parcourant des yeux, puis en buvant une gorgée.
« Les chimères. » Dit-elle de but en blanc, et Erlando manqua de s'étrangler. Son visage commença à s'assombrir.
« Vous m'avez convié. » Dit Erlando.
« Oui. » Opina Harlia.
« Ici. » Continua Erlando.
« Oui. » Opina Harlia.
« Pour la condition des chimères. » Grogna légèrement Erlando, apparemment de mauvaise humeur.
« Oui. » Opina toujours Harlia.

« Avez-vous mesuré vos propos ? Savez-vous à qui vous vous adressez ? » Continua Erlando, ses yeux vermeilles plus sombres se tournant dans l'azur de la blonde. Elle le regarda un instant, déglutit et poursuivit.

« Je sais ce que vous pensez. J'espérais que vous me laisseriez une chance de vous convaincre... ? » Dit-elle en observant sa réaction, prudente.
Erlando la fixa pendant un instant, à la fois en colère, surpris et décontenancé. Il ne s'attendait pas du tout à cette demande. Devant le regard déterminé d'Harlia, il dévia son regard vers un meuble de la pièce. Il souffla du nez.

« Les chimères sont dangereuses. » Déclara t-il après un bref silence. Il plissa les yeux, paraissant soudainement nostalgique.
« Elles ne le sont pas ! » S'exclama Harlia avec tempérament, prête à défendre l'indéfendable. Mais le regard sincère qui lui adressa la coupa dans son élan. Il ne savait pas pourquoi, mais il sentait qu'il pouvait être un peu plus naturel avec cette fille Sandvik.
« Bien sûr que si. » Dit-il la douleur au fond de ses prunelles. « Je ne leur pardonnerais jamais. »
Il dévia son regard ne supportant pas de garder le contact visuel. Il prit une inspiration. Harlia pencha la tête sur le côté, une mèche blonde traversa son visage et elle la remit en place dans un geste précis.

« J'admets que certaines peuvent être instables, mais elles ne le sont pas toutes, ce sont des vies comme vous et moi. » Tentait-elle pour lui faire entendre raison. Erlando ferma douloureusement les yeux.
« Écoutez, en ces temps difficile, ce n'est pas vers la haine et la guerre qu'il faut se tourner. Et... » Continua t-elle avant qu'il ne la regarde de nouveau.
« J'aimerais que vous teniez le même discours lorsque votre frère se fera assassiner devant vous. » Il la darda d'un regard intense, et elle en eut des frissons. Alors c'était là son charisme ? Elle sembla décontenancée. Elle avait l'impression qu'il essayait de lui dire quelque chose. Il ne pouvait tenir de tels propos comme ça. Elle se tut, lui aussi. Ils se regardèrent pendant un moment, un moment de silence nécessaire ou l'un essayait de voir à travers l'autre. Puis Erlando se pencha pour récupérer son verre et le termina, Harlia pensa qu'il allait partir mais à la place il tendit son verre vide dans une demande silencieuse. Elle se pencha et lui remplit de nouveau le verre tandis qu'elle continuait à boire le sien.

« Ce n'est pas très luxueux, mais il semble que cet endroit est agréable. » Finit-il par déclarer comme pour changer de sujet. Harlia ne sut pas trop quoi dire sur le coup, elle se rassit bien sur son siège.
« J'apprécie la Réserve, j'y ai toujours vécu. » Finit-elle par dire.
« Vraiment ? » Sembla t-il, étonné, il observa de nouveau le lieu avec un certain intérêt. La peine semblait s'être envolée de son regard et il semblait être redevenu plus sûr, peut-être même un peu plus naturel, elle nota qu'il était confortablement installé sur le canapé. Au vu de sa nonchalance qu'elle n'aurait pas cru chez lui, elle en fit de même. Elle regrettait cependant qu'il ait changé de sujet.
Erlando tourna la tête vers elle.

« Je suis ravi d'être ici. » Fit-il. Devant son expression troublée, il rajouta. « Au temple, ils me collent les … Baskets, c'est comme ça que l'on dit ? » Fit-il, suivit d'un rire léger.
« Si cela ne vous convient pas, arrêtez d'être Vovh. » Dit-elle sur un ton léger. Il tourna les yeux vers elle.
« J'aime que l'on m’idolâtre. Même si parfois ça va un peu loin. Est-ce un mal ? » Lui demanda t-il en la fixant, sans bouger.
« En soit, je dois avouer que non. » Répondit-elle, avec un petit sourire. Elle but une autre gorgée, plus vite.
« Beaucoup se méprennent sur ça. Au final, ce sont eux les idiots à être derrière moi. Je n'y suis pour rien. » Il leva les yeux vers le plafond et poursuivit : « Au final, n'importe qui pourrait être à ma place. »
« Je ne pense pas. Ils n'auraient pas votre charisme. » répliqua t-elle rapidement, chose qu'elle regretta un peu. Erlando tourna la tête vers elle, il la fixa un long moment, comme interdit. L'un comme l'autre commençaient à ressentir les doux effets de cet alcool. Il plissa les yeux, puis sembla mesurer ses mots.
« Vous trouvez ? » Demanda t-il, observant son expression, comme attendant sa réponse avec impatience.
Elle contourna son regard et observa ses traits fins. Elle haussa les épaules.
« Vous avez le don de parole. Ce n'est pas donné à tous. Même si vous dites parfois des horreurs, ça passe parce que vous manipulez bien la langue. » Expliqua t-elle, elle le regarda et fronça un peu les sourcils. Avait-il déjà été aussi proche ? Depuis quand la conversation avait tourné ainsi ? Elle ne savait plus trop, et il ne semblait pas s'en rendre compte non plus.

Erlando eut un rire bref, ce rire plu à Harlia dont les joues se colorèrent doucement et harmonieusement avec son visage. Il le remarqua. Ils continuèrent à discuter ainsi, sur un ton léger. Parfois taquin, parfois inconsciemment séduisant. La nuit était à présent tombée, et la bouteille était vide.

« Pouvez-vous reconsidérer les chimères ? » Demanda t-elle après un temps.
« Pourquoi devrais-je le faire ?  Il me semble que c'est que dans votre intérêt propre. Qu'ai-je a y gagner ? » Répliqua t-il. Harlia sembla perdue, si seulement Ulrich était là, il saurait certainement quoi dire, il saurait rebondir sur de tels propos. Elle n'avait évidemment pas réfléchi à l'éventualité où il lui demanderait quelque chose en retour. Elle n'avait agit que sous l'impulsion. Elle s'humidifia les lèvres, ayant du mal à déglutir, et tourna les yeux vers Erlando qui la fixait depuis un instant déjà.
Elle posa sa main sur la sienne. Il parut surpris et mima un mouvement de recul. Que faisait-elle ? A quoi jouait-elle ? Personne ne touchait le Vovh. Et encore moins une idiote de scientifique. Il fut tenté de la repousser, mais il n'en fit rien. Il attendait la suite. Une part de lui avait envie de rester là. Loin des affaires Tempius, de Nouveau-Paris... Ici dans cet endroit aux apparences médiocres. Parce qu'une fois encore, quelqu'un lui parlait avec sincérité et c'était dénudé d'intérêt personnel pour une fois. Erlando le savait que la Sandvik souhaitait protéger les siens, et les pauvres âmes. C'était un but charitable. Mais il ne partageait pas cet opinion. Pourtant, le charme naturel de la jeune femme l'avait atteint, ou était-ce l'alcool ?

Il déglutit.

Elle le regardait dans les yeux, pressant sa main sur la sienne.
Cela faisait longtemps qu'il n'avait pas goûté à une femme. Il parcourut Harlia du regard, puis sa mâchoire se contracta à mesure qu'il prenait sur lui. Il se redressa un peu plus lorsqu'il se rendit compte que lentement il se glissait près d'elle.

Cette rencontre était bizarre.

Il retira sa main et se leva en posant soigneusement son verre sur la table basse.
« Si vous n'avez rien d'autre à dire. Je vais m'en retourner au temple. » Finit-il par articuler en lui tournant volontairement le dos. Elle sortit de sa torpeur dans laquelle elle s'était plongée : perdue dans les orbes vermeilles du Vovh. Elle se redressa elle aussi. Elle ne sut pas trop quoi dire.
La discussion avait dévié et il n'y avait rien eut de concret pour les Ölokoges. L'avait-il embobiné ? Elle s'en voulut un peu sur le coup, mais elle n'eut pas le temps de poursuivre ses pensées qu'il se retourna vers elle.

« Je vous salue. » Dit-il en plongeant de nouveau son regard embrumé dans le sien. « C'était... une charmante soirée. » Ajouta t-il en la fixant. Elle semblait penaude devant lui et il eut pendant un bref moment l'envie de la prendre dans ses bras. Il se demanda comment il n'avait pas pu remarquer une telle femme avant ? Sans doute parce qu'il n'en avait pas eu le cœur jusque maintenant. Cette pensée commençait à le hanter à mesure qu'il la regardait, mais elle le répugnait aussi. Il était le Vovh. Il ne fricotait pas avec l'ennemi. Car oui, sous leurs apparences de bons samaritains, les Ölokoges n'étaient pas de grands amis du temple. Il avait perdu son temps ici, il n'y avait rien eu.  Il fit volte-face.

« Je m'étais fait une image de vous jusqu'à présent. » Il s'arrêta en entendant ces mots. « Maintenant, elle diffère. Vous êtes un homme intéressant. » Déclara t-elle non sans une certaine gêne. Que disait-elle ? Elle disait n'importe quoi... C'était la faute de l'alcool. Ça devait l'être. Erlando parut quelque peu gêné, puis ouvrant la porte, il déclara quelque chose qu'il regretta aussitôt :

« Je reviendrais. »



Vidéo débloquée : Le Vovh.




A suivre !
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RECUEIL II ◘ NOUVEAU-PARIS : LA QUÊTE DU POUVOIR

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